Vapoter est-il moins cher que fumer ?

La multitude des modèles, les pièces usables, la consommation en e-liquide et l’entretien général d’une cigarette électronique sont à la base des réticences financières des fumeurs en quête d’une alternative nicotinique. L’investissement dans une e-cig peut sembler colossal par rapport à la cigarette traditionnelle lorsqu’on survole tous les paramètres requis par le dispositif pour une expérience satisfaisante. Cependant, une étude approfondie des besoins suivie d’une comparaison des prix finaux pourrait faire pencher la balance du côté de la cigarette électronique contrairement à ce que la majorité des gens pensent. Voici les détails !

Un investissement qui répond aux besoins

Dans sa forme la plus pure, une cigarette électronique est composée d’une batterie, d’un atomiseur/clearomiseur contenant une résistance, d’un réservoir de e-liquide et d’un embout buccal. Les toutes premières versions de e-cigs (dits vape pen) lancées sur le marché proposaient notamment cet assemblage avec une fourchette de prix de 10 à 15 euros.

Aujourd’hui, la technologie de la cigarette électronique a nettement évolué et offre des appareils plus performants capables de donner plus d’autonomie de batterie (jusqu’à plusieurs jours pour certains), plus de puissance de chauffe, plus de capacité de stockage de jus, et plus de vapeur. Ainsi, il est tout à fait possible de retrouver des modèles de plus de 200 euros, mais aussi des versions plus allégées de 30 euros !

Vous l’aurez compris, l’investissement aveugle dans une cigarette électronique peut coûter très cher lorsqu’on ne définit pas les besoins et les attentes envers l’appareil en amont. Si vous êtes nouveau vapoteur, des catégories baptisées Kits Starters ou Pods qui ne nécessitent aucune expérience antérieure conviendront parfaitement à vos besoins d’ex-fumeur sans coûter trop cher.

Le budget de fonctionnement d’une vapoteuse est moins élevé

Comme mentionné en amont, le prix de la cigarette électronique peut varier d’une dizaine à une centaine d’euros selon vos besoins. Ceci dit, l’e-cig devient rentable dès les premières semaines de par le prix très accessible des e-liquides par rapport au tabac.

En effet, la politique européenne sur le tabac est de plus en plus rigide de sorte à pénaliser les fumeurs. En 2020, le prix du paquet de 20 cigarettes en France a atteint la barre des 10 euros tandis que certaines variétés comme les mentholées ont été prohibées du commerce. Un gros fumeur (plus de 20 cigarettes par jour) culminera donc à 300 euros mensuel.

Pour sa part, le prix des flacons de e-liquides s'est stabilisé durant les cinq dernières années avec un coût moyen de 5 euros les 10 ml… le tout pour un taux de nicotine et des saveurs configurables. Considérons qu’un e-liquide de 10ml dosé à 18mg/ml équivaut à 15 cigarettes standards environ (une cigarette recèle entre 12 et 13 mg de nicotine), la consommation totale de e-liquide pour un même taux de nicotine que la cigarette tournerait aux environs des 400 ml mensuel, soit 200 euros (40 flacons de 10mL x 5 euros) !

Et le prix des consommables dans tout ça ?

En tant qu’outil électronique doté de pièces variées, la cigarette électronique s’expose à des usures. Dans cette perspective, le remplacement comme l’entretien de certaines composantes doit rentrer dans le budget du vapoteur.

Parmi elles, on recense :

La batterie : La batterie ou accumulateur est une sorte de pile rechargeable amovible ou extractible installée dans le corps de la cigarette électronique. Elle est responsable de l’alimentation du circuit en énergie et de la chauffe du e-liquide dans une large mesure. Généralement, une batterie peut durer plusieurs années avant de perdre de son autonomie suivant le nombre de cycle de charge prévu par les constructeurs. Un cycle correspond notamment à une décharge complète suivie d’une recharge complète (100% à 0% et 0% à 100%). En d’autres termes, l’investissement dans une batterie impacte peu sur le budget du vapoteur.

La résistance : La résistance ou Coil est la petite pièce métallique pourvue d’un fil résistif et d’une mèche destinée à emmagasiner le flux électrique issu de la batterie pour créer la chaleur. Il s’agit de l’élément le plus usable d’une e-cig, aussi son remplacement devrait s’effectuer tous les 7 à 10 jours (parfois plus). Le prix d’une résistance varie de 1 à 4 euros l’unité, et son budget mensuel devrait atteindre les 20 euros maximum.

Les joints et les réservoirs : Des joints toriques et autres accessoires assurent l’étanchéité de vos cigarettes électroniques. Ils sont placés au niveau de l’atomiseur et du clearomiseur (élément stockant le e-liquide et la résistance). Bien heureusement, ces joints sont fournis dans des petits sachets par les vendeurs de cigarettes électroniques, ce qui devrait vous délester d’un certain investissement durant des mois. Il en est de même pour le verre servant de stockage du e-liquide.

Encore plus d’économie avec les DIY

Si vous estimez que votre budget total pour la vape est encore trop élevé par rapport à vos moyens, sachez qu’il existe d’autres alternatives permettant de réduire au maximum votre investissement à travers la confection de e-liquides maisons !

Eh oui, le prix moyen d’un flacon de 10ml de e-liquide mentionné en amont résulte du coût de fabrication et du chiffre d'affaires des entreprises de la vape. Pour contourner ce cumul de coûts des matières premières et de la main d’œuvre pesant sur la valeur totale du e-liquide prêt à vapoter, vous pouvez acheter les ingrédients et composer votre e-liquide vous-même pour un prix très bas !

Sur le papier, le coût mensuel d’une formule DIY (Do It Yourself) pour gros vapoteur, composée d’une base de propylène glycol/glycérine végétale, de booster de nicotine, et d’arôme concentré peut être décrypté comme suit :

  • 500mL de base neutre PG/VG (80% du volume total) = 10 euros

  • 20 Boosters de nicotine 20mg/mL (10% du volume total) = 15 euros

  • 100mL d’arôme concentrés (10% du volume total) = 50 euros

Notez que les prix annoncés ici concernent les produits moyens de gamme. Aussi, ils peuvent sensiblement monter ou baisser suivant la qualité et la marque. Cependant, avec ce calcul basique, vous pouvez constater qu’une formule DIY pour gros fumeur/vapoteur n’excède pas les 150 euros mensuel, un budget à des années lumières des cigarettes traditionnelles !

De quoi est composé un e-liquide ?

Le Propylène Glycol

Le Propylène Glycol ou PG est l’une des substances principales d’un e-liquide. Il constitue, avec la glycérine végétale, la base de tout jus destiné au vapotage. Sur le papier, le PG est appelé Propane 1,2 Diol ayant pour formule chimique CH3-CHOH-CH20H. Il est utilisé dans une recette de vape pour diluer les arômes et accentuer les saveurs.

Lorsqu’il est dosé à plus de 50% du volume total de la base, le PG impacte sur les sensations en optimisant le « hit », soit le petit picotement ressenti dans la gorge lorsqu’on inhale la vapeur. En outre, le PG permet d’accentuer les sapidités tout en réduisant la création de vapeur.

La Glycérine végétale

La Glycérine Végétale ou VG est un agent hydratant qu’on utilise aussi bien dans l’industrie pharmaceutique, logistique et vapologique. Sa structure visqueuse permet aux cigarettes électroniques de créer beaucoup de vapeur. Notez qu’on l’utilise également dans les diffuseurs de fumées qu’on retrouve dans les boîtes de nuit !

Sur le papier, le VG a pour formule HOC2C-CHOH-CH2OH. Il est inoffensif pour la santé humaine et est utilisé dans de nombreux médicaments et autres produits cosmétiques. Dans l’univers des e-liquides, le VG est plébiscité par les vapoteurs avides de vapeur dense, soit les cloud-chasers et autres amoureux de power-vaping. Il permet également d'apporter une douceur aux saveurs des e-liquides et apporte un goût sucré plus facilement.

Arômes concentrés

Les arômes constituent les cœurs d’un e-liquide. D’origine organique ou synthétique, cette substance traitée en laboratoire apporte le caractère et les sapidités au jus. Les arômes peuvent être noyés en amont dans des e-liquides PAV (Prêts à vaper) ou à ajouter dans des formules de bases neutres (uniquement du PG/VG), soit le DIY.

Un arôme concentré, destiné au mélange d’un e-liquide, est composé de 5 à 25% de propylène glycol. Malgré cette teneur en diluant, il ne peut être consommé directement. Dans la même perspective, l’arôme concentré nécessite un temps de maturation dans une solution de base neutre pour offrir les effets et sensations escomptés. Cette durée de repos baptisée « Steep » par les vapoteurs va de 3 jours à plusieurs semaines.

Nicotine

La nicotine est un ingrédient optionnel pré-dilué ou à rajouter dans une solution de e-liquide avec une base (PG/VG) et des arômes. La nicotine (liquide) pour le vapotage suit des règles de préparation strictes suivant les normes TPD.

Quel taux PG/VG choisir ?

On entend souvent parler des ratios Propylène glycol / Glycérine végétale lorsqu’on parle de cigarette électronique et plus spécialement des e-liquides. Dans une large mesure, les vapoteurs débutants comprennent qu’il s’agit d’ingrédients de base d’un jus, mais ignorent cependant leurs véritables portées et significations. Si vous avez récemment rejoint le monde incroyable de la vape et cherchez à comprendre ces notions qui impactent sur les saveurs, mais aussi les sensations, découvrez-ici les caractéristiques de ces produits, l’importance et les facteurs de choix des ratios PG/VG.

Glycérine végétale, levier des grosses vapeurs sucrées

La première substance basique d’un e-liquide est la glycérine végétale ou VG. Il s’agit d’un agent hydratant inoffensif pour la santé dont le rôle est de diluer les arômes et additifs. Par extension, le VG a pour formule chimique HOH2C–CHOH–CH2OH. Il est inodore, transparent et très visqueux, ce qui permet au e-liquide de produire beaucoup de vapeur lors de la chauffe de la résistance.

Le cadre d’utilisation du VG dépasse l’univers de la vape. On le découvre notamment dans l’industrie pharmaceutique, cosmétique et logistique (les machines à fumées dans les boîtes de nuit sont ainsi alimentées en VG).

En ce qui concerne les e-liquides, le VG apporte une dimension esthétique à la vapeur. Plus son volume est élevé, plus l’aérosol dégagé par la cigarette électronique sera dense et volumineux. En outre, le VG est une substance enrichie en sucre. Les e-liquides dits High-VG constituent ainsi les meilleurs all-days pour les amateurs de saveurs sucrées et douces.

Propylène glycol, levier des hits et de la profondeur de saveur

Le Propylène Glycol ou PG est la seconde matière de base des e-liquides. Appelé Propane 1,2-diol dans le milieu scientifique, il a pour formule CH3–CHOH–CH2OH et s’utilise dans de nombreux domaines pharmaceutiques.

Appliqué à un e-liquide, le PG joue le rôle de diluant des arômes et autres additifs. Il permet également de libérer plus rapidement et plus fidèlement les saveurs. Lorsqu’une base de e-liquide est déséquilibrée en faveur du PG, le rendu des saveurs sera plus intense et caractériel avec des sapidités bien distinctives.

Le PG est un désinhibiteur de hit, soit une substance qui encourage les sensations de picotement voire des grattements dans la gorge lors de l’inhalation de la vapeur. Beaucoup de vapoteur-fumeurs préfèrent ainsi les jus au ratio PG/VG de 50/50 ou 60/40 pour obtenir la même sensation depuis une fumée de tabac.

Le ratio PG/VG dépend de la résistance

Comme annoncé en amont, le PG est le levier des hits et des saveurs profondes tandis que le VG est un hydratant qui encourage la création de vapeur sucrée. A partir de cette distinction, vous pourrez utiliser une résistance adaptée pour optimiser le rôle des deux ingrédients.

Dans un premier temps, utilisez des résistances basses (avec une résistivité inférieure à 1 ohm ou « Sub-ohm ») pour créer une puissance de chauffe élevée sur les e-liquides riches en VG. Les e-liquides contenant un taux supérieur ou égal à 70% de VG sont épais, les résistances doivent donc bénéficier de larges ouverture pour que le coton puisse s'imprégner correctement.

Dans un second temps, préférez les résistances hautes (supérieures à 1 ohm) si votre e-liquide est riche en PG. Cela empêchera d’estomper la vigueur de la chaleur pour prévenir la dénaturation des saveurs.

Qu’est-ce que le hit ?

Le hit est un terme récurrent qu’on utilise dans l’univers de la vape pour faire référence à la sensation de grattement dans la gorge lorsqu’on inhale la vapeur. Traduit par « Frapper » en français, ce mot indique l’intensité du picotement et peut être puissant ou doux.

En profondeur, le hit est provoqué par l’acidité de la nicotine liquide présente dans le e-liquide. Celle-ci recèle notamment un PH variable de 7 à 8 (dit basique) alors que le PH du tabac combustible se situe entre 3 et 6 (dit acide).

Pour réduire encore plus cette sensation, les scientifiques ont récemment proposé l’utilisation de sels de nicotine avec un PH encore plus élevé pour une sensation très douce en gorge. Cette nouvelle forme de nicotine est obtenue par le rajout d’un acide spécifique dans la nicotine base utilisée sur les e-liquides traditionnelles pour obtenir un résultat très basique.

Qu’est-ce que la norme AFNOR pour les e-liquides ?

Si la TPD (ou directive européenne sur les produits du tabac) constitue la première réglementation internationale de fabrication et de commercialisation des e-liquides, certaines institutions sanitaires proposent également des certifications pour les produits de vape destinés au marché français. C’est notamment le cas de l’AFNOR, ou Association Française de Normalisation qui introduit d’autres critères de conformité pour les e-liquides et matériels de vapotage. Derrière la certification AFNOR, on découvre les marquages NF et AFAQ qui offrent une notoriété supérieure coordonnée aux normes nationales et internationales.

L’AFNOR n’est pas une certification obligatoire

En 2016, la TPD, une réglementation d’envergure continentale, a imposé aux constructeurs de produits liés aux vapotages de se conformer à des règles de production et de commercialisation précises telles que la limitation de contenance de e-liquides à 10 ml pour les formules nicotinées, la limitation du dosage de nicotine à 20 mg/ml ou encore la mise en place de bague d’inviolabilité (sécurité enfant) sur toutes les fioles.

Peu après la mise en œuvre de ce dispositif législatif obligatoire pour tous les e-liquides européens, l’AFNOR a décidé de profiter de cet élan pour étendre les conformités des produits et permettre aux fabricants « responsables » de garantir une meilleure qualité et sécurité aux vapoteurs.

En somme, l’AFNOR n’est pas obligatoire, mais sonne comme un sceau de qualification des e-liquides des grands constructeurs destinés à un marché national et international.

Que comporte la certification AFNOR ?

Dans un souci d’équilibrage de conformité des e-liquides français et européens aux produits internationaux, l’AFNOR prodigue plusieurs certifications et essentiellement la norme XP D90-300.

Décomposée en 3 parties couvrant les matériels de vapotage (box, clearomiseurs, pods, etc.), les e-liquides (sécurité, matières premières, traitement en laboratoire) et les émissions (effets psychosomatiques), cette norme approfondit les conditions de production et de commercialisation déjà établies par la TPD.

Elle comporte plusieurs volets primordiaux partant de la sélection des matières premières aux exclusions de certains produits tels que les métaux lourds, les édulcorants, les huiles végétales, les vitamines, les additifs stimulants. A cela s’ajoute une interdiction des substances nocives comme le diacétyle, l’acroléine, le formaldéhyde, l’acétaldéhyde.

Enfin, l’AFNOR certification garantit un meilleur suivi des produits par les utilisateurs. Sur tous les e-liquides et matériels jouissant de cette signature, on pourra distinguer des numéros de suivi. Dans la même rubrique, une assistance internet et par téléphone est mise à la disposition de la clientèle afin que cette dernière jouisse d’un accompagnement permanent.

Comment conserver un e-liquide ?

Le e-liquide est une substance liquide recelant une pléthore d’ingrédients biologiques et chimiques très sensibles aux conditions climatiques. En l’occurrence, la multitude de substances présentes dans les e-liquides de vape telles que la glycérine végétale, le propylène glycol, les arômes (naturels ou synthétiques), les additifs, les conservateurs nécessitent un conditionnement spécial pour garder leurs caractéristiques intactes. Pour préserver vos e-liquides d’une hypothétique détérioration, voici donc quelques conseils à appliquer.

Mettre le e-liquide à l’abri de la lumière

Les ingrédients d’un e-liquide sont essentiellement chimiques. De ce fait, ils réagissent très rapidement aux rayonnements lumineux du soleil et plus spécifiquement des UV. Pour éviter une dénaturation inopinée des saveurs de votre rendu, évitez à tout prix d’exposer trop longtemps votre flacon d'e-liquide comme le clearomiseur au soleil.

Dans la pratique, ce sont les e-liquides à forte teneur en nicotine qui supportent mal la lumière. En laissant vos flacons ou vos clearomiseurs exposés au soleil, vous constaterez que la couleur du e-liquide se ternit chroniquement et dans le pire des cas, celui-ci virera totalement au noir et ne pourra être vapoté.

Mettre le e-liquide à l’abri de la chaleur

Vous pourrez lire sur la notice de votre e-liquide les conditions de température optimale pour sauvegarder votre e-liquide. Généralement, ces prescriptions interdisent une exposition à une chaleur supérieure à 20°C.

Afin de maintenir cette ambiance tout au long du stockage du e-liquide, évitez ainsi de le placer près de matériels susceptibles de dégager de la chaleur (près de l’ordinateur, d'un radiateur, des appareils à effets joules de la cuisine, les fenêtres, etc.)

A quoi correspondent les différents pictogrammes sur les e-liquides ?

Les e-liquides sont des produits liquides composés de substances chimiques variées. Depuis la base de propylène glycol / glycérine végétale aux arômes biologiques et synthétiques, en passant par les additifs et la nicotine, tous les ingrédients susceptibles de créer des émissions nocives (même mineures) pour la santé des travailleurs de la chaîne de production (laborantins, formulateurs, distributeurs) jusqu’aux consommateurs doivent être communiqués. Généralement, la réglementation française actuelle propose deux pictogrammes pour les étiquettes de e-liquides dont la tête de mort qui signifie « Toxique » et le point d’exclamation qui signifie « Nocif ». A quoi correspondent-ils et comment les interpréter ?

Le pictogramme « Toxique »

Avant 2016, le pictogramme « Toxique » imagé par la tête de mort entourée dans un losange rouge était imposé par la loi lorsqu’un e-liquide comportait 5 à 25mg/ml de nicotine. Elle faisait référence au contenu potentiellement « létal » en cas d'ingestion du produit et servait d’avertissement et de prévention pour les mineurs, les vapoteurs exposés à des risques sanitaires (femmes enceintes, maladies vasculaires chroniques, etc.).

Cela dit, la DGCCRF (Direction générale de la concurrence) a décidé d’ôter son caractère obligatoire sur les flacons de e-liquides pour le remplacer par le pictogramme « Nocif ». La raison est que ce potentiel létal de la nicotine diluée dans un flacon de e-liquide est de 500 à 1000 mg ingérés.

Le pictogramme « Nocif »

Imagé par le point d’exclamation entouré par une bannière rouge en forme de losange, le pictogramme nocif remplace l’avertissement « Toxique ». Il est obligatoire pour tous les e-liquides contenant de la nicotine dosée à plus de 2,5 mg/ml.

Il est à noter que l’entrée en vigueur de l’étiquetage avec une indication « nocif » est issue de d’une réévaluation de la toxicité de la nicotine au niveau européen.

Qu’est-ce qu’une DLUO ?

Les flacons de e-liquides pour cigarettes électroniques sont généralement accompagnés des inscriptions « DLUO ». Suivies de dates, elles définissent la durée limite d’utilisation optimale du produit. Contrairement à ce que beaucoup de vapoteurs pensent, il ne s’agit pourtant pas de date de péremption, aussi il n’est pas nécessaire de jeter le flacon lorsque la période annoncée est expirée.

La DLUO est différente de la DLC

Comme tout produit destiné à la consommation, le e-liquide peut perdre de ses vertus et dans une large mesure de ses saveurs après une certaine période de repos. Dans cette perspective, les fabricants inscrivent sur les étiquettes deux types de dates d’expiration, à savoir la DLC et la DLUO.

La DLUO fait ainsi référence à la date limite d’utilisation optimale. Il s’agit d’un indicatif de qualité qui incite le vapoteur à utiliser le e-liquide avant une certaine date. En l’occurrence, une DLUO dépassée ne signifie pas la péremption du produit, mais la perte chronique de ses caractéristiques chimiques et organiques. En d’autres termes, le vapoteur qui continue à utiliser un e-liquide dont la DLUO est expirée ne s’expose à aucun risque sanitaire. Récemment, la DLUO a été remplacée par la DDM ou Date de durabilité minimale sur des produits de vape, cela dit, ces deux références sont similaires.

La DLC ou date limite de consommation est l’avertissement de péremption par excellence des produits alimentaires. Présentée aux côtés de la DLUO, cette date affiche le « deadline » d’utilisation du e-liquide. Si vous avez stocké votre/vos e-liquides trop longtemps, que ce soit dans de bonnes ou mauvaises conditions, le dépassement de la DLC sollicite leurs mises en poubelles.

Sur le marché actuel, de nombreux sites de vente proposent des e-liquides aux DLUO dépassées à coûts très faibles. Si vous êtes à la recherche d’un bon plan pour vapoter immédiatement, ce sont des offres à ne pas négliger.

DLUO dépassée, y a-t-il un risque si je vapote ?

En vous baladant sur le web, vous avez découvert une superbe offre de e-liquide à moitié prix, cependant l’annonce décrit des e-liquides avec une DLUO dépassée et vous ne savez pas si le vapotage de ces produits pourrait nuire à votre santé. Avant de passer commande, voici quelques informations qui vous seront d’une grande aide.

La DLUO dépassée n’a aucun impact sur la santé

Contrairement à ce que beaucoup de vapoteurs (et notamment les débutants) pensent, l’expiration d’une DLUO ne signifie pas la péremption du produit. En effet, la DLUO indique la Date limite d’utilisation optimale du produit, soit la date à partir de laquelle le e-liquide n’offrira plus les rendus les plus fidèles et authentiques comme le fabricant l’a annoncé sur l’étiquette.

Si vous décidez de vapoter un e-liquide à une DLUO dépassée, sachez que la vapeur n’aura aucun effet nocif sur votre corps.

Pourquoi certains e-liquides usent mes résistances plus vite ?

Si la durée de vie générale d’une résistance est de 7 à 10 semaines, une usure prématurée est tout à fait envisageable lorsque la pièce est exposée à certains e-liquides. Eh oui, tout vapoteur aura constaté qu’en utilisant la même résistance sur des e-liquides différents, sa longévité pouvait varier ! La raison est que la configuration de certains e-liquides détériore les composantes de la résistance, à savoir le fil résistif et la mèche ou coton. Voici les explications.

Un taux de VG élevé

Un e-liquide est composé de plusieurs ingrédients dont une base de propylène glycol et de glycérine végétale. La première est un diluant limpide qui optimise la profondeur des saveurs et le hit tandis que la seconde est un hydratant visqueux qui génère de la vapeur.

Lorsque le e-liquide est enrichi en VG, le fil résistif et la mèche emmagasinent les amas de graisses non brûlées. Au fur et à mesure, ces débris causent la corrosion ou encore l’opacité de la mèche, rendant la résistance inefficace.

La sucralose nuit aux composantes de la résistance

La sucralose présente dans les additifs et autres leviers de sucre dans un e-liquide ne font pas bon ménage avec la résistance. Comme le VG (qui est également sucré), ces substances précipitent l’usure des fils résistifs de par leurs chimies.

Pour prévenir une détérioration rapide de vos fils résistifs et de votre mèche, privilégiez donc des e-liquides aux arômes moins enrichis en sucre. A défaut, optez pour des arômes synthétiques qui imitent la saveur du sucre.

Qu’est-ce qu’un e-liquide Bio ?

A l’instar des aliments bio, la tendance « verte » gagne chroniquement le marché de la cigarette électronique et des e-liquides pour atteindre des clients les plus exigeants en termes de qualité. Aujourd’hui, de nombreux fabricants d'e-liquides destinés se réduisent ainsi à des ingrédients issus de l’agriculture biologique pour concocter leurs recettes. Plus loin encore, certaines maisons du vapotage disposent de certifications bios issues d’institutions agréées telles que les normes BioEcocert et bien d’autres.

De quoi est composé un e-liquide Bio ?

Le e-liquide bio est une substance liquide composée d’ingrédients biologiques. On y retrouve des arômes et des bases qui ne recèlent aucune contenance chimique ou synthétique et permettent d’obtenir les rendus les plus sains possibles.

Les bases des e-liquides dites « bios » sont ainsi constituées de glycérine biologique tirée d’huiles végétales telles que le coco, et de mono propylène végétal issu des huiles naturelles de Colza. Les arômes sont pour leur part extraits à froid des végétaux et fruits variés.

Accessoirement, les e-liquides bio peuvent être dilués avec de la nicotine. Cependant, il n’existe pas de formule permettant d’obtenir une nicotine entièrement verte jusqu’à ce jour. En d’autres termes, tous les e-liquides qualifiés de « Bio » recèlent toujours une part de chimie lorsqu’ils disposent de nicotine et autres additifs.

Pourquoi mon e-liquide devient marron ?

Voir la couleur de son e-liquide se ternir au fil du temps n’est pas très rassurant lorsqu’on débute dans la vape. En effet, certains e-liquides virent plus ou moins rapidement au jaune et au marron dans leurs clearomiseurs. Voici les raisons !

Un e-liquide devient marron en raison de sa composition

Les e-liquides sont constitués de substances variées telles que le propylène glycol, la glycérine végétale, la nicotine liquide, les arômes et les additifs. Dans la majorité des cas, c’est la forte teneur du produit en nicotine qui apporte cette couleur terne au fil du temps. Il arrive aussi que certains e-liquides aux saveurs gourmandes aient une teinte plus foncée que les e-liquides aux saveurs fruitées.

Par ailleurs, les autres ingrédients mentionnés ci-dessus sont tout aussi susceptibles d’engendrer cette couleur marron lorsqu’ils sont exposés aux rayons UV. Ainsi, on remarquera que les e-liquides stockés dans l’ombre restent plus longtemps clairs que ceux exposés à la lumière du soleil.

Un e-liquide devient marron à cause de la résistance

Une fois introduit dans le clearomiseur, le e-liquide attendra quelques heures ou jours (suivant le rythme de vapotage) dans son réservoir avant d’être vaporisé. Durant cette période, une résistance encrassée ou oxydée peut très bien « salir » cette contenance et entraîner la couleur marron (voire noire) du e-liquide. Dans ce cas, la seule solution proposée est de changer la résistance par une neuve.

Qu’est-ce qu’un e-liquide Full-VG ?

Le Full-VG désigne un e-liquide contenant une base exclusivement constituée de glycérine végétale (VG). De plus en plus répandu sur le marché que ce soit en format Prêt à vapoter (PaV) ou base neutre, ce type de liquide au ratio déséquilibré permet au vapoteur d’obtenir une vapeur dense et trouve sa clientèle chez les cloud-chasers.

Sur le banc d’essai, un e-liquide Full-VG est destiné aux vapoteurs amateurs de grosses vapeurs denses. En effet, la glycérine végétale est un diluant très visqueux qui optimise la création d’aérosol lors de la chauffe opérée par la résistance. Un e-liquide enrichi en VG aura un goût plus sucré et doux du fait de la composition de la substance.

Sur le papier, le e-liquide Full-VG est une expression fausse. En l’occurrence, les arômes et autres additifs (nicotine, édulcorants, etc…) sont toujours constitués de glycérine végétale à dosage très faible. Ainsi, la composition d’un arôme est basée sur 5 à 25% de PG témoignant de la présence de la substance dans le produit final.

En somme, on pourra dire qu’un e-liquide est 100% glycérine végétale lorsqu’il n’est composé que de substances basiques avec un ratio 0/100. En ajoutant des concentrés ou des boosters, celui-ci accueillera inéluctablement du propylène glycol.

Comment enlever une tache de e-liquide ?

Tout vapoteur est amené à subir les petits désagréments de la cigarette électronique au cours de son apprentissage. Parmi les moments gênants, on pense notamment aux accidents ménagers comme les taches laissées par les e-liquides sur les vêtements et qui semblent tellement ancrées qu’il semble improbable qu’on puisse les nettoyer ! Si vous avez déjà vécu cette expérience fâcheuse, sachez qu’il existe bel et bien un/plusieurs moyens d’ôter les taches d'e-liquides.

Les types de taches de e-liquides

La première mission qui incombe au vapoteur face à une tache de e-liquide est de connaître la substance dominante dans le jus. Cela permettra de choisir les produits qui parviendront à l’éliminer rapidement.

Dans cette perspective, une analyse simple de la composition du e-liquide est prescrite. Il faut déterminer si le ratio de la base est orienté vers le propylène glycol ou la glycérine végétale, s’il y a une forte teneur en nicotine, en arômes et en additif.

Généralement, les traces de e-liquides laissés sur les vêtements comme sur les canapés disparaissent avec un simple rinçage à l’eau lorsque la solution est bien équilibrée. Dans certains cas, la richesse en VG rend les choses plus difficiles et nécessite d’autres moyens.

Utiliser de l’eau

Les ingrédients qui composent les e-liquides sont hydrosolubles. Si la tache de votre e-liquide est récente, procédez immédiatement au rinçage par eau. En frottant légèrement sur la surface concernée, vous constaterez que la tache aura disparu sans effort.

Utiliser un détergent

Si votre chemise ou votre jean a été exposé à un e-liquide riche en PG ou en VG, il se peut que la tache soit plus coriace et difficile à nettoyer. Pas de panique, les détergents sont conçus pour ce genre de mission notamment !

Attention ! L’usage d’un détergent n’est pas trivial pour autant. Comme mentionné en amont, il faut sélectionner le type de produit qui parviendra à dissoudre la substance la plus ancrée pour éviter de déteindre, voire d'abîmer complètement le tissu.

En cas de doute, laissez un professionnel vous guider dans votre choix de détergent. N’hésitez pas à lui confier le flacon de e-liquide qui s’est renversé sur votre vêtement pour une meilleure analyse.

Utiliser des produits ménagers

Si vous n’avez pas les moyens ou le temps d'investir dans un produit professionnel pour votre tache de e-liquide. D’autres solutions faciles et accessibles sont disponibles dans vos placards de cuisine et salle de bain. Effectivement, les pâtes dentifrices comme le vinaigre blanc ou le savon de marseille sont également de très bon nettoyeur.

Qu’est-ce qu’un e-liquide sel de nicotine ?

Un e-liquide aux sels de nicotines est une composition basée sur des ingrédients de vape traditionnels (PG/VG, Arômes, additifs) avec une nouvelle forme de nicotine appelée « Sel ». Différents de la nicotine liquide dite « base » utilisée sur la majorité des e-liquides commercialisés depuis 2010, ces sels constituent des substances à l’acidité allégée, permettant de réduire la sensation de picotement (et parfois de grattement insupportable) dans la gorge lors de l’inhalation de la vapeur. En somme, le e-liquide au sel de nicotine est destiné au vapoteur qui nécessite une dose de nicotine élevée avec des sensations douces sans "hit" prononcé.

Le sel de nicotine, c’est quoi ?

L’appellation « Sel » vient de la structure poudreuse et blanche de la nouvelle forme de nicotine. Ceci étant, le produit n’a rien à voir avec les caractéristiques chimiques du fameux NaCl qu’on retrouve dans nos cuisines.

En effet, le sel de nicotine est une nicotine qui hérite d’un traitement en laboratoire consistant à réduire l’acidité. Les cours de chimie du lycée nous apprennent qu’une solution de PH supérieure à 7 est « basique » et qu’une solution de PH inférieure à 7 est « Acide ». Dans le cas d’une nicotine traditionnelle de tabac combustible, le PH enregistré tourne autour des 5-6, tandis que les e-liquides avec du sel de nicotine ont un PH de 8.

Pour les scientifiques, le sel de nicotine serait ainsi la forme la plus proche de la nicotine naturelle. Pour obtenir ce résultat, les laborantins ajoutent une solution acide à la nicotine base pour obtenir cette structure en sel avec toutes ses spécificités.

Quelle différence entre la nicotine classique et le sel de nicotine ?

Nous avons relevé en amont les différences chimiques entre la nicotine base et les sels de nicotine. En résumé, c’est le taux d’acidité qui rend les sels plus légers et plus abordables pour la trachée des vapoteurs.

Sur le banc d’essai, le sel de nicotine présente également d’autres vertus. En l’occurrence, il ne prend pas beaucoup de temps à se libérer pour apporter les effets au vapoteur. Effectivement, un e-liquide composé avec une nicotine liquide standard nécessite une dizaine de minutes pour répartir la substance dans le sang et atteindre le cerveau.

Cette durée se retrouve pourtant réduite lorsqu’on utilise du sel de nicotine. Suivant les retours des vapoteurs aguerris, les e-liquides nicotinés avec des sels offriraient ainsi des sensations similaires avec du tabac brûlé, soit les cigarettes traditionnelles. En d’autres termes, l’usage d’un e-liquide sel de nicotine optimise l’efficacité de la cigarette électronique en tant que substitut nicotinique.

Avec quel matériel vapoter du sel de nicotine ?

Pour exploiter pleinement le potentiel du sel de nicotine, il faut choisir des configurations adaptées à ses caractéristiques chimiques. Il est ainsi recommandé d’utiliser des résistances supérieures à un ohm pour éviter de libérer trop rapidement la nicotine via une chauffe intense.

Si votre e-cig fonctionne avec des coils en sub-ohm (valeur de résistivité inférieure à 1 ohm), réglez la puissance (wattage, voltage) à un niveau inférieur, soit entre 15 et 25 W pour un résultat optimal.

Le sel de nicotine, c’est quoi ?

L’appellation « Sel » vient de la structure poudreuse et blanche de la nouvelle forme de nicotine. Ceci étant, le produit n’a rien à voir avec les caractéristiques chimiques du fameux NaCl qu’on retrouve dans nos cuisines.

En effet, le sel de nicotine est une nicotine qui hérite d’un traitement en laboratoire consistant à réduire l’acidité. Les cours de chimie du lycée nous apprennent qu’une solution de PH supérieure à 7 est « basique » et qu’une solution de PH inférieure à 7 est « Acide ». Dans le cas d’une nicotine traditionnelle de tabac combustible, le PH enregistré tourne autour des 5-6, tandis que les e-liquides avec du sel de nicotine ont un PH de 8.

Pour les scientifiques, le sel de nicotine serait ainsi la forme la plus proche de la nicotine naturelle. Pour obtenir ce résultat, les laborantins ajoutent une solution acide à la nicotine base pour obtenir cette structure en sel avec toutes ses spécificités.

Quelle différence entre la nicotine classique et le sel de nicotine ?

Nous avons relevé en amont les différences chimiques entre la nicotine base et les sels de nicotine. En résumé, c’est le taux d’acidité qui rend les sels plus légers et plus abordables pour la trachée des vapoteurs.

Sur le banc d’essai, le sel de nicotine présente également d’autres vertus. En l’occurrence, il ne prend pas beaucoup de temps à se libérer pour apporter les effets au vapoteur. Effectivement, un e-liquide composé avec une nicotine liquide standard nécessite une dizaine de minutes pour répartir la substance dans le sang et atteindre le cerveau.

Cette durée se retrouve pourtant réduite lorsqu’on utilise du sel de nicotine. Suivant les retours des vapoteurs aguerris, les e-liquides nicotinés avec des sels offriraient ainsi des sensations similaires avec du tabac brûlé, soit les cigarettes traditionnelles. En d’autres termes, l’usage d’un e-liquide sel de nicotine optimise l’efficacité de la cigarette électronique en tant que substitut nicotinique.

Avec quel matériel vapoter du sel de nicotine ?

Pour exploiter pleinement le potentiel du sel de nicotine, il faut choisir des configurations adaptées à ses caractéristiques chimiques. Il est ainsi recommandé d’utiliser des résistances supérieures à un ohm pour éviter de libérer trop rapidement la nicotine via une chauffe intense.

Si votre e-cig fonctionne avec des coils en sub-ohm (valeur de résistivité inférieure à 1 ohm), réglez la puissance (wattage, voltage) à un niveau inférieur, soit entre 15 et 25 W pour un résultat optimal.