Comment faire sa résistance ?

Publié le : 11/10/2017
Catégories : Astuces & Conseils

La résistance est une pièce importante et utile de la cigarette électronique. Elle produit et varie la consistance de la vapeur qu’on inhale. Dans ce rôle de doseur, l'élément accumule une charge électrique par le biais d’un fil résistif qui s’use malheureusement vite et qui doit être remplacé régulièrement. Cependant, ce remplacement fréquent peut s’estomper par un bricolage assez facile, grâce à des outils que l'on trouve au quotidien.

Comment ça marche ?

Qu’est ce qu’une résistance ?

La résistance est une caractéristique électrique qui est utilisée parmi de nombreux montages d’un circuit. Elle sert d’opposition à la circulation de l’électricité et fournit en conséquence de la chaleur. On la retrouve partout dans les matériels électroniques de tous les jours, dont l’e-cigarette. Une cigarette électronique est généralement constituée de trois organes : un réservoir ou e-juice tank qui conserve le liquide, une base qui est en contact avec la batterie et l’élément de chauffage, et enfin de la résistance. Ce matériau métallique de diamètre variable qui s’enroule sur un tube et rattaché à la batterie sert à brûler le liquide qui se transformera en vapeur. En matière de vape, il existe plusieurs catégories.

Les types de résistance

La résistance est une composante irremplaçable dans la cigarette électronique, quelle qu’elle soit. Il faut souligner cependant que la résistance varie selon le type et la conception de celle-ci. Pour les constructeurs, on divise souvent les résistances suivant la forme, la position, et le nombre. Bien qu’il y ait toujours une résistance, son rôle définit son positionnement : elle est souvent placée auprès de la base qu’on appelle « bottom coil » qui est le cas des drippers , mais peut être présente à l’extrémité du réservoir en même temps.

C’est le cas des résistances appelées « top coil » pour les connaisseurs, et se trouvent souvent chez les atomiseurs .

Faire sa résistance, comment procéder

Comprendre le rôle d’une résistance et en tirer avantage


Le remplacement de la résistance, même fréquent, est accommodé par des produits « prêts à l’emploi » et ne nécessite aucun travail supplémentaire. Pourtant, avec l’arrivée des atomiseurs reconstructibles, une toute nouvelle tendance s’installe avec les résistances « fait maison » qui d’une part, sont plus accessibles et, d’autre part permettent une configuration personnelle de la vape. Entamons une petite explication pour que vous puissiez faire cela vous-même.

D’abord, un peu de théorie. Le principe de la résistance n’est pas très difficile. Si on simplifie la notion, c’est tout simplement un fil résistif autour duquel du coton, est enroulé. Lorsque ce fil sera chauffé par la batterie, le liquide se vaporisera dessus et le tour est joué. Quel que soit le matériel que vous possédez, le procédé est similaire.

Quant au rendement de celle-ci, quelques bases doivent être assimilées. Premièrement, une résistance est une propriété physique connue sous le symbole « R » , et son unité de mesure est désignée « ohm » . Pour qu’un courant électrique subisse cette résistance, il faut qu’elle soit quantifiable et potentielle «V en voltage » et qu’elle ait une certaine puissance «I en ampères » . Lorsque ces éléments sont présents, une simple équation les met en relation et donne la formule suivante : la Résistance représente le rapport entre le potentiel et l’intensité(R=U /I). L’explication de cette formule pour les vapoteurs est fort simple : plus il y a de résistance, plus le courant circule et plus l’intensité de celui sera fort, qui entraînera une chaleur plus intense et brûlera plus rapidement votre liquide.

Mais quel est l’intérêt de ce cours demanderez-vous ? Et bien, c’est en jouant sur cette formule que vous pourrez caractériser la qualité et le volume de votre vape. Si vous avez tout misé sur les ingrédients pour personnaliser votre style, sachez que le bricolage de la résistance est une autre dimension en matière de qualité. Si vous êtes un grand amateur de fumées, vous ne manquerez pas d’installer une maigre résistance aux dépens de l’économie de votre liquide, mais avec plus de goût et , au contraire, si vous êtes un light smoker , vous opterez pour une grosse résistance qui ne brûlera qu’une petite partie du liquide avec peu de hit mais beaucoup d’économie.

Les outils nécessaires

L’avantage de la reconstruction ou de la modification de la résistance, c’est que vous disposez déjà chez vous du matériel minimum nécessaire. Et même si vous n’en disposez pas, ces outils sont disponibles sur Ecigplanete et partout. Pour ce faire, vous aurez besoin :

● D’une pince coupante pour couper le fil résistif.
● D’une pince plate ou d’un davier.
● D’une paire de ciseaux pour trancher le coton.
● D’un tournevis pour dévisser les piliers du coil.

Lorsque vous aurez acquis ces instruments, le reste se limitera aux matériaux de remplacement de l’actuelle résistance. Pour cela vous devrez vous procurer :

● Une nouvelle fibre

La fibre est l’élément qui sert de stockage partiel du liquide (elle est exclusive pour les drippers). Enroulée autour de la résistance, elle vaporise la solution lorsque celle-ci chauffe. Il existe plusieurs alternatives en matière de fibre. La plus utilisée est le coton, mais il s’use parfois trop rapidement à force de brûlure. Une préférence pour la ouate se fait remarquer pour les bricoleurs du fait de sa capillarité plus octante , elle résiste plus longtemps et favorise en même temps l’oxydation. Le mesh est une autre catégorie de fibre réputée très robuste.

● Un fil résistif

Le fil résistif est l’artisan de toute l’opération, il est crucial de bien choisir en conséquence.
L’intérêt du choix d’un bon fil réside dans sa capacité à accumuler la chaleur sans perte. Les fils résistifs sont généralement composés de métaux simples que ce soit du fer, d’aluminium, de chrome, de cuivre, de titane… et sont disponibles quasiment chez tous les fournisseurs de matériels de vape. Les plus répandus sont le Kanthal , le Ni200 composé de Nickel, et l’Inox dérivé de l’acier inoxydable. Ils sont très prisés grâce à leur résistivité, leur capacité à encaisser une très haute température et bien évidemment leur longévité.

Mise en place et application

Les simples outils précités permettent de s’en acquitter. Que vous soyez devant un clearomiseur ou un atomiseur avec tank ou encore un dripper , le principe et le même : ôtez les vis, décollez le coil et installez délicatement le fil résistif à l’ancienne place (reliée à la base), enroulez la fibre et refermez les vis. Ainsi expliqué, il faut ensuite appliquer les quelques notions électroniques de base.

Rien ne sert de remplacer ou de bricoler une résistance si l’on arrive à un même résultat. Afin de personnaliser la vapeur, on peut jouer sur la valeur de cette résistance en bricolant ce qu’on appelle les ACCUs que sont la puissance, la résistance, la tension et l’intensité. Ce sont les valeurs de base de la résistance ou du « coil » qu’il faut régler en fonction du résultat qu’on cherche à atteindre. Deux types de bricolages peuvent être opérés selon les « mods » :

Une intervention mécanique

Cela sous-entend tout simplement que vous aurez à régler les valeurs manuellement à l’aide d’un ohmmètre. C'est-à-dire que vous devriez calculer la résistance R en usant de votre propre appréciation sans assistance. Cette tâche révèle une difficulté particulière dans le sens où il faudrait tester plusieurs fois une configuration avant d’obtenir un résultat attendu.

Une intervention a posteriori en mode électronique

Un accu peut-être préréglé sur un appareil déjà doté d’un « mod électro » , il existe effectivement des e-cigarettes prémunies d’écran de réglages des paramètres de résistance.
Cependant, si la résistance n’est pas conçue pour la personnalisation que vous recherchez, celle-ci ne répondra pas à votre demande, car elle est limitée par des valeurs d’origine qui n’autorisent qu’un certain type de modulation.

Haute ou basse résistance, les résultats attendus

Ce qu’il faut savoir c’est que plus la résistance sera haute, moins il y aura de puissance et cela épargnera la quantité brûlée de liquide pour plus d’économie, mais aussi moins de saveur. D’un autre côté, une basse résistance permettra une plus grande atomisation et avantagera la puissance à l’économie, mais aux dépens de la batterie surtout pour les appareils qui en possèdent deux et gare aux explosions en cas d’abus! C’est le débat des « Sub ohms. »

Si l’on peut le catégoriser en « mod méca» , le sub ohm est devenu une vraie tendance. Ce procédé se traduit par une adaptation qui vise une très faible résistance et qui permettrait une très rapide et puissante atomisation via une chaleur intense. Cependant, on peut facilement dépasser des limites qui sont rarement contrôlées, et cela entraîne quelquefois des accidents.
Aussi, le sub hom ne doit être opéré que par un vapoteur très expérimenté et qui possède une connaissance beaucoup plus poussée des configurations des ACCUs si ceux-ci sont protégés, comportent des limites, ne sont pas endommagés après leurs réinitialisations, etc.….

 

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