Cigarette électronique : connaître le vrai du faux


Depuis sa création à la fin de l’année 2000, les cigarettes électroniques sont sujettes à diverses croyances, rumeurs et idées reçues. Bien sûr, certaines de ses affirmations sont véridiques, tandis que d’autres le sont moins. Afin d’y voir plus clair, nous vous offrons ce guide compilé des théories les plus répandues à propos de la vape. À chacune d’entre elles, nous avons pris soin d’étudier une réponse précise et basée sur des sources fiables.

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La cigarette électronique est plus nocive que le tabac

FAUX. La cigarette électronique est moins nocive que le tabac, car elle ne génère pas de monoxyde de carbone qui est un élément extrêmement toxique provenant de la combustion d’une cigarette standard. L’e-cigarette est également blanchie de 4000 substances dangereuses et cancérigènes retrouvées dans le tabac.

C’est d’ailleurs l’une des raisons pour laquelle la vape est considérée comme un instrument de réduction des risques. Selon le site Tabac Info Service, en arrêtant totalement de fumer et en prenant à la place une cigarette électronique, vous pouvez diminuer vos chances de contracter des maladies graves comme le cancer. Cette allégation est partagée par l’Académie Nationale de Médecine pour qui il est évident que la vaporette est moins toxique que la cigarette. Pour les autorités sanitaires britanniques qui basent leurs déclarations sur des recherches scientifiques, ces derniers affirment depuis de nombreuses années que la cigarette électronique est au moins 95 % moins dangereuse.

À titre de rappel, il est important de préciser que la cigarette standard est la cause de plus 75 000 décès chaque année en France.

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On ne connaît pas les composants d’un e-liquide


FAUX. La composition des e-cigarettes est totalement limpide. Dans un premier temps, elles disposent d’un système de vaporisation simple. C’est-à-dire que leur batterie transmettra de l’énergie à une résistance pour qu’elle chauffe l’e-liquide contenu dans le réservoir et le transforme en vapeur. L’e-liquide en question, quant à lui, est composé de différents éléments qui n’ont rien a caché.

Majoritairement, l’e-liquide est composé de propylène glycol (PG) et de glycérine végétale (VG). Le PG est présent depuis un long moment au sein de l’industrie alimentaire et pharmaceutique. Il est doté de propriétés intéressantes pour la vape. En effet, le PG est un support de choix pour les arômes et a également pour effet d’accentuer le hit provoqué par la nicotine qui est une sensation en gorge très prisée des fumeurs. Le VG, quant à lui, est un solvant inoffensif employé dans l’industrie alimentaire, pharmaceutique et cosmétique. Son principal objectif est d’augmenter la quantité de vapeur occasionnée.

Il est également possible que les e-liquides contiennent de la nicotine, car c’est l’unique substance que partagent les cigarettes standards et les cigarettes électroniques. L’e-cigarette n’est pas cancérigène, mais contient tout de même des substances addictives. Dans le domaine de la vape, sa fonction première est d’assouvir le manque du fumeur qui commence un sevrage tabagique.

Pour finir, les e-liquides sont susceptibles de contenir des arômes d’origine alimentaire et naturelle ou synthétique. Ces arômes contribueront à donner du goût à la vapeur aspirée. On recense différentes variétés de saveurs correspondant à tous les profils dans l’univers de la cigarette électronique.

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La cigarette électronique ne subit pas de contrôle

FAUX. À compter de 2016, la Directive sur les Produits du Tabac, traduit dans le droit français par l’Ordonnance du 19 mai 2016, applique un suivi strict pour les produits de vapotage. Cela implique notamment les e-liquides pourvus de nicotine dont le volume ne doit pas excéder 10 ml et la proportion en nicotine 20mh/ml. Elle contraint également les producteurs à accompagner leurs produits d’une notice d’utilisation et de diverses mentions légales à caractères obligatoires.

Cette consigne a aussi appliqué une surveillance constante du marché de la vape. Par ailleurs, tous les e-liquides contenant de la nicotine doivent être annoncés 6 mois avant leur mise en vente sur le marché. En France, c’est l’ANSES qui se charge de récolter toutes ces informations et de les étudier.

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La nicotine est cancérogène

FAUX. La nicotine n’est pas la cause de la toxicité de la cigarette à base de tabac. Comme cité précédemment, ce sont les produits comme le monoxyde de carbone ou les goudrons qui sont à l’origine du cancer. La nicotine n’est pas cancérogène en elle-même et peut même être retrouvée dans des substituts nicotiniques fournis en pharmacie tels que les patchs et les gommes.

Toutefois, cela n’empêche en rien la mauvaise réputation de la nicotine qui est en grande partie causée par la confusion entre la dépendance et la toxicité. En effet, sa consommation provoque l’addiction chez le fumeur, mais n'entraîne pas de cancer.

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La cigarette électronique rend accro

VRAI. Les e-liquides pour cigarette électronique sont susceptibles de contenir de la nicotine et donc de provoquer l’addiction. Cependant, le vapotage n’est généralement destiné qu’aux fumeurs étant déjà sujets à une dépendance à la nicotine. C’est d’ailleurs l’une des principales raisons pour les non-fumeurs de ne pas utiliser de cigarette électronique.

La raison d’être de la nicotine dans les e-liquides pour cigarette électronique est d’assouvir le manque ressenti par le fumeur au moment de son sevrage tabagique. Dès qu’il aura réussi à se défaire de son addiction, il pourra se permettre de diminuer exponentiellement sa dose de nicotine pour vaincre sa dépendance à cette substance.

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La cigarette électronique est plus dangereuse pour mon entourage que le tabac

FAUX. La vapeur provenant d’une cigarette électronique ne risque pas d’exposer votre entourage à l’absorption des 4000 substances chimiques présentes dans la fumée du tabac où on peut compter des irritants, des matières toxiques et pas moins de 50 substances capables de provoquer ou de stimuler le développement d’un cancer.

Le vapotage passif causerait ainsi moins de problèmes que le tabagisme passif dont le degré de nocivité a été internationalement reconnu. D’après un rapport officiel ordonné par le ministère de la Santé, à l’intérieur d’une pièce où on fume une cigarette électronique, 95 % des substances présentes dans la vapeur s’évaporent en moins d’une minute. Pour ses créateurs, il a été prouvé que la demi-vie de la vapeur est au moins cent fois inférieure à la demi-vie de la fumée de tabac.

Toujours en se basant sur ce rapport, les éléments qu’on récence dans la vapeur d’une cigarette électronique, notamment le prolypène glycol, la glycérine végétale, les arômes et la nicotine, sont retrouvés à des taux largement inférieurs aux données considérées comme toxiques ou cancérogènes. Cela s’applique même dans des conditions d’utilisations abusives de l’e-cigarette.

Ils en sont arrivés à la conclusion que la vapeur issue d’une cigarette électronique présente non seulement une durée de vie plus courte que la fumée d’une cigarette standard, mais qu’elle est aussi beaucoup moins dangereuse.

Cela ne signifie pas pour autant qu’il n’est pas nécessaire de protéger son entourage. Il est tout de même fortement recommandé de ne pas fumer une cigarette électronique en présence d’un mineur et, autant que possible, ne pas non plus vapoter auprès d’un non-fumeur.

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Vapoter pour moins fumer est suffisant pour réduire les dangers liés à la santé

FAUX. L’utilisation en parallèle de la cigarette électronique et des cigarettes standards ne sont pas problématiques sur le court terme. Cela est même fortement encouragé au début pour se familiariser avec la vape tout en préservant un certain accord en nicotine.

Toutefois, un arrêt définitif du tabac doit être une finalité prioritaire sur le long terme. Même si vous diminuez votre consommation, fumer en petite quantité contribue tout de même à vous exposer aux effets indésirables du tabac. Selon une étude norvégienne, des fumeurs consommant moins de 4 cigarettes par jour présentent un taux de morbidité 50 % supérieur à celui des non-fumeurs. Ils sont également 3 fois plus exposés aux maladies cardiovasculaires qu’une personne qui ne fume pas.

Si vous utilisez un E.-cigarette et que vous fumez du tabac à côté, même en ayant réduit votre consommation, vous risquerez tout de même de contracter des pathologies liées à cette substance. L’idéal pour votre santé est de tenter de stopper le tabac de façon définitive.

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L’E-cigarette peut entraîner des effets indésirables

VRAI. Vapoter régulièrement sur de longues périodes peut provoquer un dessèchement buccal et même favoriser des irritations de la gorge. Dans ce genre de cas, il est indispensable de s’hydrater correctement. Il est également possible qu’un taux de nicotine trop élevé puisse provoquer des maux de tête, des nausées et des vertiges. Dans ce genre de situation, il ne faut pas hésiter à réduire sa dose de nicotine.

Enfin, il se peut qu’une cigarette électronique déclenche des quintes de toux. Cela est également dû à un taux de nicotine sensiblement élevé. En revanche, dans la plupart des cas, la consommation d’e-cigarette ne vous apportera que des dommages provoqués par le tabac sur vos muqueuses. Une fois que vous aurez arrêté de fumer, cette irritation s’estompera progressivement.

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La cigarette électronique favorise la prise de poids

FAUX. Mais si aucune étude approfondie ne permet de prouver que la cigarette électronique n’est pas un facteur de prise de poids, l’essence même de son fonctionnement contribue à conditionner les kilos gagnés par l’arrêt du tabac. Effectivement, les fumeurs qui n’utilisent pas de substituts nicotiniques vont combler leur manque avec de la nourriture. C’est un geste inconscient qui leur permet aussi de s’occuper les mains.

En cessant de fumer grâce à la vape, ils parviennent non seulement à assouvir le manque grâce à la nicotine présente dans le e-liquide, mais également à préserver le « geste du fumeur ». Ainsi, l’organisme ne cherche plus d’alternative compensatoire.

Bien sûr, insinuer que la cigarette électronique fait grossir revient à dire que la vapoteuse fait maigrir : ces affirmations sont totalement fausses. Quoi qu’il en soit, cela dépend surtout de la routine comportementale du fumeur. Si vous avez défini l’e-cigarette comme méthode de sevrage, il est tout à fait possible que vous remarquiez une prise de poids, mais cela ne sera pas dû à la cigarette électronique.

Pour en savoir plus, n'hésitez pas à consulter notre article dédié : "La cigarette électronique fait-elle grossir?"

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La cigarette électronique rend les dents jaunes

FAUX. Si la cigarette standard rend les dents jaunes, ce n’est pas le cas de la cigarette électronique. En effet, l’e-cigarette ne contient pas de goudron, qui est l’origine des tâches peu esthétiques causées par le tabac.

Lors d’une interview menée par Vap’You, un chirurgien-dentiste confie que pour un vapoteur, l’action de jaunissement des dents, qui est un événement naturel et incontournable, sera ralentie et reviendra à la normale tout comme ceux des non-fumeurs. Il précise aussi que si un nouveau patient se présente au cabinet dentaire, il ne sera pas en mesure de détecter qu’il vapote, à l’instar d’un fumeur. Nous creusons d'ailleurs un petit peu plus le sujet dans notre article "La cigarette électronique jaunit-elle les dents"

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Il est possible d’être allergique à la cigarette électronique

VRAI. Certaines personnes peuvent en effet être allergiques à la cigarette électronique en cas de contact avec certains métaux comme le nickel. Pour y remédier, il suffit d’éviter les modèles de cigarette qui en contiennent en se basant sur leur fiche produit.

Certaines substances contenues dans l’e-liquide peuvent également poser des problèmes, notamment les arômes. Les personnes présentant des allergies alimentaires doivent être prudentes par rapport à la recette de leur e-liquide et s’abstenir de consommer celles qui sont basées sur le goût d’aliment dont ils sont généralement allergiques.

Aussi, il n’est pas non plus impossible de développer des réactions allergiques au propylène glycol (PG). Ce genre d’allergie est néanmoins très rare et concerne moins de 1 % de la population. Elle ne doit pas non plus être confondue avec l’allergie au PG qui est plus fréquente chez les vapoteurs. Cette sensibilité se manifestera par des symptômes moins importants tels que les toux persistantes et les maux de gorge qui sont sensiblement les mêmes que ceux ressentis lors d’un excès de nicotine. Dans ce genre de situation, la meilleure option reste de se procurer des e-liquides avec un taux plus élevé de glycérine végétale (VG). Pour ceux présentant des allergies, l’idéal est de se tourner vers des e-liquides 100 % VG ou au végétol.

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La cigarette électronique n’est pas conseillée pour les femmes enceintes

VRAI. Vous pouvez être sûr que consommer du tabac durant la grossesse peut vous exposer à de nombreux risques tels qu’une grossesse extra-utérine, une fausse couche ou un accouchement prématuré. Malgré cela, une femme sur trois ne s’arrête pas de fumer durant cette période en France, ce qui fait l’objet d’un record en Europe.

Vient alors la question de l’utilisation de cigarette électronique. Si l’arrêt du tabac est loin d‘être simple, la cigarette électronique peut être perçue comme un moindre mal. C’est pour cette même raison que Tabac Info Service ne la déconseille catégoriquement pas, mais conseille tout de même de consulter un professionnel de la santé compétente.

Cependant, il n’existe aucune preuve permettant de démontrer la bénignité de la cigarette électronique sur le fœtus. Autant que possible, il est préférable pour une femme enceinte ou en phase d’allaitement de ne pas vapoter surtout si l’e – liquide consommé contient de la nicotine.

Pour ne pas avoir à vous poser ce genre de question, nous vous recommandons de vous sevrer au tabac à l’aide d’une cigarette électronique avant d’entamer une grossesse et de réduire exponentiellement votre dose de nicotine. Au moment propice, vous bénéficierez ainsi de plus de chance d’être sevré. 

N'hésitez pas à consulter notre article dédié au sujet : "Peut-on vapoter en étant enceinte?"

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La cigarette électronique n’est pas conseillée pour les non-fumeurs

VRAI. Il est déconseillé pour les non-fumeurs de consommer de la cigarette électronique pour diverses raisons. En premier lieu, les e-liquides de cigarettes électroniques peuvent contenir de la nicotine qui est une substance pouvant engendrer une dépendance physiologique. Par la suite, un non-fumeur risque de s’accoutumer au geste et goût de l’e-liquide, mais aussi de développer une autre addiction. Enfin, les conséquences de la cigarette électronique restent polémiques sur le long terme, car un risque pour la santé du non-fumeur n’est pas à exclure.

Si la cigarette électronique est une méthode de choix pour les fumeurs de réduire les risques, elle peut aboutir à l’effet inverse pour les non-fumeurs. Ces derniers pourraient en effet développer une dépendance qu’il n’avait pas au début. Ils risquent également de migrer de l’e-cigarette vers les cigarettes à tabac. La règle d’or est donc de ne pas vapoter si on ne fume pas.

D’après une étude menée par l’INPES, le taux de non-fumeurs chez les vapoteurs est minime en France, car 98 % des vapoteurs sont des fumeurs dont 83 % vapotent et fument en même temps ; et 15 % sont des fumeurs sevrés.

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La cigarette électronique est considérée comme un médicament

FAUX. On ne peut pas considérer la cigarette électronique comme étant un médicament, car aucune e-cigarette présente sur le marché ne dispose d’une autorisation (AMM). D’ailleurs, aucun fabricant n’a encore déposé de demande allant dans ce sens.

C’est pour cela que les cigarettes électroniques ne sont pas prescrites par les médecins comme n’étant un substitut au tabac, ni même comme une aide pour se sevrer. De plus, elles ne disposent pas d’autorisation de vente en pharmacie. De ce fait, la cigarette électronique n’est rien de plus qu’un produit de consommation banale.

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La cigarette électronique peut exploser sans raison

FAUX. Les batteries de cigarettes électroniques ne sont pas sujettes à des risques d’explosions plus élevés par rapport à celles d’un Smartphone ou d’un ordinateur portable. Ce genre de situation est extrêmement rare et est souvent dû à une mauvaise manipulation.

La cause de ses explosions est généralement connue des concepteurs de batteries. Cela est causé par « l’emballement thermique », une réaction déchaînée par une chaleur intense, un choc brutal ou un court-circuit. Cela aboutit à un « dégazage » conséquent et parfois dangereux.

Il est important de noter que dans l’univers de la cigarette électronique, ce sont surtout de grosses piles amovibles chargeant certains kits appelés accus qui sont à risque. Toutefois, il est possible de s’en prémunir simplement.

N'hésitez pas à consulter notre article "Quand changez mon accu?" afin d'en savoir plus.

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