Les e-liquides CBD, a quoi s’en tenir?

Publié le : 18/06/2018 09:28:48
Catégories : Astuces & Conseils , E-liquides

Les e-liquides CBD sont inscrits dans un registre complètement flou à l’heure actuelle. Bien que l’introduction du produit dans le monde de la vape, surtout au niveau du marché européen, a fait l’effet d’une bombe, la plupart des consommateurs sont encore indécis sur son adoption. Attractive pour certains, détestable pour d’autres, chacun a pris le temps de la tester sans adopter une position pragmatique. Effectivement, le CBD c’est une saga qui n’a pas fini de faire parler d’elle, en bon ou en mal, il est temps de repositionner la question en 2018.

Le Cannabidiol ?Ça renvoie directement au cannabis. Pas étonnant que le sujet soit sensible. Dans un contexte non orientée vers la vape, c’est un point qui a déjà été revue par la société médicale. Cependant, toute utilisation d’un produit lié à cette plante interdite relève d’un débat, si bien que celui-ci se reflète à un divertissement de masse. Le véritable point chaud se base ainsi sur une question sanitaire, qui pourrait déteindre la notoriété du vapotage, si jamais le produit est reçu d’une façon interprétative.

Qu’est-ce donc le CBD ? Voilà une énigme qui n’a pas été correctement élucidée. L’état des lieux du marché témoigne de la pertinence de cette question. Tout individu lié ou vivant dans le monde des e-cigs en aura certainement entendu parler, mais pour avoir des réponses claires, il ne fallait pas compter sur le marketing des fabricants, un peu trop subjectif. Les propositions de réponses ne sont pas dénuées d’une certaine filouterie car : si les explications reçues effleurent vaguement les propriétés chimiques et organiques de celui-ci, la plupart sont tournées en grande partie vers les effets bénéfiques. C’est à se demander si la motivation financière des boites de fabrication des e-liquides cache quelque chose derrière ces produits, au détriment de la liberté de choix de la société de consommation.

Pour y répondre correctement, il faudra aborder d’autres méthodes, décalées de la publicité. Aussi, les curieux n’obtiendront des réponses sincères qu’à partir d’une enquête auprès des organismes responsables de l’épanouissement des e-liquides CBD. A savoir les institutions scientifiques, les responsables administratifs/ légaux, nationaux ou internationaux. Pour le moment, ceux-ci n’ont pas positionné le problème d’une manière ferme, cependant des actions parallèles ont été exécutées pour prendre une certaine marge avant de statuer officiellement sur la question. Quels sont alors ces contours juridiques et administratifs sur les e-liquides au CBD ?

Coté client, il faudrait également entamer quelques investigations avant d’investir dans cette tendance. Beaucoup de promesses ont été faites, tandis que des informations volatiles se sont transmises sur les réseaux sociaux autour de l’expérience de vape. Certains louent le produit et crient à sa gloire alors que d’autres renient complètement son intérêt, accusant le CBD de déteindre l’image déjà acquise par la cigarette électronique. Qui croire et à quoi s’en tenir ?

Tant de questions sont posées alors qu’on entame la deuxième année d’exercice intensive de la commercialisation des e-liquides CBD. Voici quelques pistes qui pourront guider les consommateurs dans cette nouvelle aventure.

Le CBD, que dit la science ?

Avant de faire le point sur les éventuelles applications du CBD à la vape, penchons la question sur la définition même de la matière. La nature du produit est à la base de toutes les discussions actuelles. Pour clarifier le coté risqué ou avantageux de celui-ci, il faudra faire une approche précise et objective, et comme source d’objectivité, il n’y a pas d’autre alternative que la science

Pour faire court, le CBD est une molécule formulée C21H30O2 dans son langage brut. C’est un cannabinoïde qu’on retrouve dans le cannabis. Ce dernier est une substance chimique qui sert d’excitant pour les récepteurs cannabis présents dans le corps humain et dans cette plante, il existe une bonne centaine. Pour la question de nocivité du CBD, la science est claire, il n’y a pas d’effets sur le fonctionnement cérébral. Cependant, cet élément constitue une des deux bases moléculaires du cannabis avec le THC ou Tétrahydrocannabidiol qui crée des effets psychoactifs notamment en agissant de manière agressive sur le cerveau.

C’est par le THC, que le cannabis tire sa nature dangereuse. Tout ce qui concerne les troubles cervicales, les nausées, les problèmes de mémoires, les tumeurs de cerveau, paranoïa, relève du second élément qu’est le THC. Entre les deux, il y a un entrelacement au niveau des rôles. Le CBD est un excitant du THC, sans quoi le cannabis ne comporterait aucun facteur de risque. Par ailleurs, c’est cet effet hallucinatoire qui attire les consommateurs, et bon nombre d’entre eux ne font de différence entre ces rôles. C’est pour cette raison que la médecine a décrétée la guerre au cannabis, bien que cette lutte ne soit pas unanime dans le monde.

Effectivement, certains pays comme l’Uruguay, les Pays Bas (ce qui n’est pas vraiment une surprise), l’Allemagne, l’Espagne, le Portugal, la Belgique, la Suisse et quelques nations des Etats-Unis (Washington, Californie Colorado, Alaska…) résistent à la prohibition de la plante néfaste sans qu’on puisse rien y faire. La France ne fait pas encore partie de ces libertins récréatifs, bien que le poids des revendicateurs commence à peser sur les parlementaires. Pour l’instant, le cannabis reste interdit dans ses frontières de l’Hexagone.

Doit-on avoir peur du CBD ?

Ainsi défini, la science n’accordera aucune propriété négative au cannabidiol. Autrement, ce sont des vertus pharmacologiques qui qualifient cet élément, et actuellement des médicaments contre le stress, les scléroses en plaques sont tirés des molécules de CBD. Par extension, le cannabidiol semble utile pour le corps malade mais cela n’incite aucunement son usage pour des raisons de divertissements. L’origine et le potentiel de celui-ci reste à déterminer dans d’autres applications.

Pourtant, bon nombre de particuliers tentent d’exploiter cette brèche ouverte par la communauté scientifique pour s’adonner à des expériences personnelles, dont la vape. Le risque n’étant pas nul, nous nous contenterons de délimiter les limites d’utilisation du CBD selon les précautions citées par les expériences.

Tout d’abord, chaque personne doit connaître le rôle du CBD dans son ensemble. Il s’agit d’une molécule non psychotrope (qui n’est pas dangereux) mais qui est uniquement utilisée à des fins pharmacologiques. Une autre fin non considérée n’est donc pas garantie parla science car la réaction de ce dernier aux diverses traitements (chauffé, dilué, fumé, vaporisé…) n’a pas été testé.

Ensuite, l’extraction du CBD des plantes de cannabis ou de chanvre requiert des techniques spécifiques que seuls les laboratoires expérimentés détiennent. Le risque que la molécule soit encore accompagnée de THC à taux élevé est alors considérable. C’est dans cette optique qu’il ne faille expérimenter des séances de vapotage de e-liquides CBD non certifiés. Les fournisseurs au marché noir sont donc déconseillés pour les adeptes du produit, surtout lorsqu’on l’utilise pour faire des arômes ou des bases de DIY.

En résumé, le CBD pur (sans THC) n’est pas dangereux mais l’assurance qu’il soit débridé au maximum ne peut être certifié que par des institutions de contrôles agréés. Par ailleurs, l’utilisation de celui-ci à des fins inconnues, décalée du monde pharmacologique ne peut être assurée, faute d’expérimentation scientifique. Le meilleur moyen de s’assurer contre les risques reste la limitation légale et administrative.

Que dit la loi sur le CBD ?

Dans les pays où le cannabis est autorisé (même partiellement) il n’y aucune restriction à signaler. Dans les autres systèmes « indécis »comme pour la France, une certaine limitation a été instaurée. Le CBD n’est pas prohibé dans l’hexagone, cependant, une contenance en THC à plus de 0.2 pour cent rendrait son commerce illégal.

Dans cette optique, on retient bien la sagesse du régime juridique, qui ne voit pas de menace dans le CBD pur mais propose un consensus qui permettrait l’exploitation et l’évolution du produit selon sa consistance. Cela s’applique directement à la vape qui abritera une nouvelle règle parallèlement au tabac contrôlé par les TPD.

Le dilemme se pose alors au niveau de l’application de cette règle. Comment reconnaît-on la dose de THC comprise dans le CBD ? Comment s’assurer de la pureté d’un produit, surtout lorsque celui-ci est voué à un mélange ? Le principe des 2 pour cent clarifiera le sujet en portant directement sur les entreprises qui la produit. Ceux-ci, pour quelques fins que ce soit, doivent présenter des assurances certifiées tandis que la fabrication artisanale revient à produire des dérivés de cannabis, passibles d’amandes et d’emprisonnement, ce qui règle la question une bonne fois pour toute.

En matière de vape, seuls les fabricants agréés peuvent produire et distribuer du cannabidiol. Les liquides pour e-cig qui contiennent du CBD seront également soumis à cette règle jusqu’à scruter les dosages des boosters en DIY. Ces produits commerciaux sont les seuls garants de la sécurité sanitaire des clients. Le marché noir ne pourra pas être pris de court, mais la prévention de la clientèle apportera sans doute une plus grande diligence sur le choix des fournisseurs de CBD.

Les e-liquides Cannabidiol, tendance éphémère ou produits miracles ?

Parmi les e-liquides produits depuis la création des premières générations de cigarettes électroniques, il n’y a pas eu de saveur aussi controversée que celle-ci. Le CBD a clairement explosé les ventes depuis son entrée en jeu dans le monde de la vape. C’est à croire que tous les consommateurs voulaient et veulent savoir ce que ça fait.

Dans cette curiosité collective, la clientèle est scindée en deux suivant des motivations différentes. D’un côté il y a ceux qui ont pris connaissance des vertus du CBD, et de l’autre les clients adeptes du cannabis ou qui espèrent retrouver les sensations procurées par celui-ci. Les moins avertis courent par conséquent vers les boutiques pour rechercher une éventuelle continuité des effets au cannabis, ce qui n’est pas du tout le cas en réalité. Pour d’autres, ce sera une question de dépendance, en cherchant peut être un refuge en la matière de cet élément.

Par ailleurs, la publicité annoncée par les promoteurs ne fait pas abstraction entre le cannabis et le CBD. Ce qui est compréhensible, c’est qu’on ne peut pas faire de bénéfice avec des produits floqués « pas dangereux pour la santé » ou « anti-stress ». Ce qui ne l’est pas, par contre, c’est le mensonge à peine voilée sur la propriété du e-liquide. Le marketing occidental, n’aura pas de scrupule à proposer des étiquettes ou il y a CBD, dont l’image correspondant relève du cannabis.

Le plus étonnant, c’est que le paradoxe d’affichage du cannabis dans la publicité n’a pas l’air de toucher profondément la clientèle. En gros, l’expectative sur un éventuel échec s’est soldé par une curiosité aiguë, par conséquent inhaler du CBD a attiré un grand nombre de vapoteur pour des raisons complètement liées au cannabis. Par un effet d'entraînement, les e-liquides CBD sont devenus des best-sellers et font l’objet d’une véritable tendance persistante. De nos jours, la production est en pleine effervescence tandis que des fabricants comme Greeneo ou Weedeo en font une spécialité.

Pourtant, il ne faut pas traiter la clientèle d’une manière homogène car certains consommateurs sont bien conscients des vertus d’un e-liquide CBD, qu’il ne s’agit pas du tout de cannabis. Il faut également reconnaître que la référence à la plante prohibée attire certains vapoteurs bien que le rendu ne soit pas du tout planant. Le simple fait d’ingérer un élément issu du cannabis crée ainsi un effet placebo, qui n’est condamnable d’aucune manière que ce soit. C’est aussi un jeu que la société de consommation aime à jouer pour ajouter une ambiance particulière et dynamiser le marché saturé par les saveurs traditionnelles.

La place du CBD dans la vape

Introduit comme un produit relaxant, l’e-liquide CBD est plus connu pour véhiculer un message d’intronisation du cannabis. Au fil du temps, les vapoteurs auront compris qu’il s’agit d’une publicité profitable pour les fabricants et retourneront à la réalité. Par ailleurs, le CBD revendique petit à petit sa place dans son rôle apaisant et relaxant. Aujourd’hui, c’est par le biais des boosters que l’expérience du vapoteur augmente en termes de CBD, et au-delà des sensations, le rendu est tout aussi profond.

Dans le marché actuel, il existe plusieurs types de CBD liquide. D’abord, il y a ceux proposés en 10 ml suivant la réglementation TPD. Il s’agit d’une mise en bouteille imposée pour limiter la consommation de tabac. Le CBD joue un rôle d’arôme qui approfondit les saveurs en les rendant plus palpables et plus denses. Ensuite, il y a les CBD Xpress. C’est un élixir proposé de façon unique qui ressemble un peu au booster mais dont le dosage est limité à 300 mg/ml. Enfin, il y a les CBD pour DIY. Ce sont des boosters utilisés pour personnaliser un e-liquide artisanal fait maison communément appelé DIY ou Do It Yourself. La marge du dosage est très large concernant ces produits car on peut facilement aller jusqu’à 1000mg/ml… du moins pour les extrémistes.

Dans un contexte purement technique, le CBD renferme des caractéristiques bien distinctes. Le plus important c’est son appui à l’agressivité du rendu. La molécule en question se marie très bien avec les saveurs puissantes comme les tabacs ou les fruités, ce qui apporte un peu plus de caractère au résultat. La nicotine est également un allié considérable du CBD.Elle lui permettra de multiplier les Hit (sensation de picotement et de densité) sentis dans la gorge.

Que peut-on attendre d’une vape au CBD ?

Il y a différents méthodes de concevoir les bénéfices d’une vape au CBD. Cependant, il faudra écarter ceux du monde scientifique officiel, et reprendre uniquement les avantages thérapeutiques qui sont basés à partir d’expérience de vapeurs.

Pour la pharmacologie, le CBD a trouvé son rôle en tant qu’analgésique. Par ailleurs, des recherches scientifiques sont concentrées sur le CBD pour des éventuels résultats contre le cancer. L’épilepsie est également dans le collimateur des chercheurs, il est en cours de synthèse pour aider les patients à gérer le fonctionnement cérébral.

Dans un domaine plus large, les e-liquides au CBD sont réputés très efficaces contre le stress. C’est surtout au niveau de la saturation musculaire que le CBD peut soulager le vapoteur. La fatigue, les douleurs, l’apaisement figurent dans le domaine d’application de l’élément sur le vapotage. Bon nombre de témoignages confirment les résultats et ceux-ci confèrent plus de notoriété aux nouveaux produits CBD qui sortent. Dans un monde aussi méticuleux que la vape, on aura facilement écarté les craintes mais tout vapoteur sait bien que la vape n’est pas une question uniquement scientifique.

Un vapoteur aguerri vit dans un environnement de découverte et c’est la richesse procurée par les saveurs et les sensations qui en font une arme redoutable contre l’addiction au tabac. Depuis 2003, plus de 80 pour cent des fumeurs vapoteurs qui ont essayé de quitter la cigarette par le biais des e-liquides ont réussi. Cela n’a pas été possible si l’environnement de cette liquide santé tournait uniquement sous appui médical. Il en est de même pour le CBD. L’absence de confirmation scientifique n’altère en rien le divertissement du vapoteur concernant les vertus du CBD, l’essentiel se fige à sa contribution sur l’effectivité des missions de sevrage et dans une moindre mesure sa mission dans la fidélisation du fumeur.

Le cas des consommateurs de cannabis est tout aussi concerné par le vapotage du CBD. Le cannabis, un fléau international de longue date, agit de la même manière que la nicotine et rend son consommateur dépendant au fil du temps. Recourir au CBD vaporisé peut ainsi les aider à oublier les sensations vives de la plante en les remplaçant par des saveurs et des parfums similaires. Au final, tous éléments incorporé dans les e-liquides contribuent au changement d’habitude de la société de consommation, qu’il s’agisse de tabac, de drogue, d’aliments toxiques ou de n’importe quel autre produit agissant sur les sens.

Effets secondaires, Dosage et utilisation

Rappelons que le cannabidiol est une molécule inoffensive pour le corps humain, ingérer une petite ou une grande quantité de cet élément n’entraîne ni cancer ni maladie cardio-vasculaire. Le risque est présent lorsque sa pureté est compromise. Au-delà d’un certain mélange avec du THC, le CBD commence à devenir dangereux, il est à noter que les deux molécules travaillent ensembles et sans le CBD l’effet néfaste du THC n’est pas enclenché.

Un point crucial se doit d’être clarifié sur l’utilisation fréquente du CBD. Comme la nicotine, l’effet du CBD peut rendre un simple vapoteur dépendant et la probabilité d’un glissement vers les joints n’est pas à écarter. Il faut ainsi suivre les consignes d’utilisation et éviter les dosages extrêmes au risque de ne plus se satisfaire du simple e-liquide.

L’utilisation à bon escient du CBD revient à maîtriser les différents dosages selon les besoins en matière de goût et de sensation. La molécule du Cannabis agit sur le cerveau avec une grande latence, il ne faut pas espérer sentir des effets d’apaisement ou de relaxation dès les premières vapeurs. Dans cette optique, songez à utiliser un matériel capable de procurer une vape dense et généreuse sans couper le fil de la séance, un tank large est ainsi préconisé pour éviter les recharges intempestives. Concernant les ingrédients utilisés dans les e-liquides, le CBD s’applique comme arôme unique, élément à diluer dans la base ou comme additif.

Au-delà du goût, l’effet sur les récepteurs neuronaux est relatif à la dose proposée. Une certaine diligence s’applique à cette interaction puisque la dépendance augmente au fur et à mesure de la consommation, et qu’à partir d’un certain niveau, la saturation de ces récepteurs commence à s’exprimer. Ce qui entraîne un effet particulièrement agaçant, lorsque le cerveau est habitué à recevoir une récompense croissante alors que la quantité inhalée n’apporte plus cette possibilité.

Pour optimiser l’expérience de vape au CBD, choisissez donc un dosage croissant très régulier. Vapoter du CBD de 100 mg à 300 mg entre deux séances gaspille le potentiel de récompense. Par ailleurs, régulez votre quantité selon l’objectif recherché. Un usage à titre expérimental peut partir de 100 à 300 mg pour 10 ml alors que l’effet relaxant et récréatif pourrait s’exprimer à partir de 500 mg.

Concernant les boosters, il faut faire très attention car ceux-ci sont sont préparés pour la dilution artisanale hors contrôle des autorités. La plupart des boosters sont dosés à 1000 mg soit 100 mg par 10 ml. Une connaissance approfondie sur son état de dépendance est requis pour ne pas gaspiller encore une fois la magie du CBD.