Monter sa résistance, comment la réussir

Publié le : 04/11/2017
Catégories : Astuces & Conseils

Atomiseurs reconstructibles, simples ou doubles coils, sub ohms, mesh… sont les vocabulaires redondants du vapoteur moderne.

Ces expressions sortent d’un film d’espionnage pour certains alors qu’elles sont une vraie passion pour d’autres. Après l’achat d’un énième atomiseur, la volonté de faire ses propres coils devient vite ardente pour avoir plus d’expérience, mais c’est aussi une question d’économie. Et les nouvelles techniques pour bricoler sa résistance évoluent à une de ces vitesses que l’on a du mal à s’y retrouver.

Les principes physiques entrent rapidement en jeu (calcul du rendement, vérification des coefficients de résistance et de température, assimiler les formules) et on a parfois tendance à abandonner rapidement. Mais pas de panique, si vous avez une réelle envie de tenter une nouvelle expérience de vape, il suffira de suivre quelques conseils qui nécessitent évidemment une compréhension particulière, mais pas compliquée du tout. Si vous êtes prêts, suivez le guide !

Pourquoi monter une nouvelle résistance ?

Avant toute tentative, il serait mieux de se mettre en condition pour éviter de perdre son temps et son argent dans cette quête.

Premièrement, il faut avoir les bonnes raisons ! Cette réflexion semble inutile me direz-vous, puisque vous êtes déjà déterminé à le faire et que vous avez vos propres raisons et que c’est vos affaires. Certes, mais force est de constater que bon nombre de non-initiés se lancent dans la reconstruction alors qu’ils ne connaissent pas les bases et s’en trouvent dépassés.

Quand faut-il remplacer sa résistance ? Les signes qui ne trompent pas

Repérer une usure d’un atomiseur est une tâche ambigüe pour ceux qui viennent de faire le pas vers l’e-cig. Alors comment savoir si un problème vient de celui-ci ? Entreprendre une démarche pratique s’impose. Ce qui est certain c’est qu’une résistance foirée entraîne toujours une perte de vapeur.
Vérifiez le fonctionnement de l’accessoire dans son ensemble, que vous ayez acheté un atomiseur ou un clearomiseur (avec un réservoir de liquide). Lorsque vous enclenchez le switch, l’embout aura tendance à siffloter, et ne délivrera qu’une petite quantité de vapes. Dans ce cas, il faudra changer la résistance, surtout si le goût ne correspond pas du tout au liquide (on constate souvent un goût de brûlé).

Vérifier si le problème ne vient pas d’une fausse manipulation

Les problèmes rapportés par les vapoteurs concernant les résistances sont communs : il s’agit toujours d’une fuite (glouglous) ou d’un reflux, et d’un liquide qui ne s’évapore pas. Pour ne pas entamer un désassemblage précipité de l’accessoire, il faut d’abord se remettre en cause. Bien que la durée de vie d’un atomiseur/clearomiseur varie entre deux et 3 semaines, c’est surtout la manière de l’entretenir (nettoyage, dosage des ingrédients, montage…) qui fait sa longévité. Après un certain temps et avec l’expérience, déceler un problème de coil se fait plus naturellement par étape. Ce sera ensuite un choix facile que de le remplacer par un nouveau ou le bricoler soi-même. C’est à partir de là que les choses sérieuses commencent !

Résistance, coils, atomiseur ? De quoi s’agit-il ?

Il y a tant à savoir sur le fonctionnement de la cigarette électronique que ça tend à devenir une vraie science ! Ce petit concentré de technologie renferme à lui seul un système évoluant à un rythme fou et suivre la cadence n’est pas très facile. Heureusement, avec les innombrables sites et tutos qu’on trouve sur la toile, l’assimilation devient aisée. Pour faire court, une e-cigarette fonctionne avec plusieurs éléments qui sont quasi-universels. Chacune d’elle comporte : une batterie, un réservoir, un système de liaison à une résistance ou coil, une base, et un embout buccal qu’on appelle aussi drip tip.

Ces organes constituent sa base, mais c’est la personnalisation de leurs rouages qui fait la différence. Des premières aux dernières générations, les constructeurs ont ajouté des améliorations (doublage des résistances, ajout d’une sortie d’air ou « airflow » , réglages d’accus…) en vue de perfectionner les sensations.

Mais ce qui nous concerne, c’est la partie qui contient la résistance. C’est l’élément qui s’use le plus rapidement dans une cigarette électronique vouée à être remplacé ou reconstruit. N’importe quelles catégories et marques comportent un système de résistance (ou coil en anglais). Dans son sens matériel, c’est un petit fil à diamètre variable entouré par une fibre qui se chauffe par le biais de la batterie. Sa position et sa forme ainsi que sa consistance varient selon le résultat de vaporisation voulu. Avant de monter sa nouvelle résistance, il faut alors avoir quelques notions.

La résistance dans tous ses états

La résistance est une petite pièce à conduction variable. En physique, c’est une grandeur qui est représentée par la lettre « R » et mesurée en « ohm ». En somme, cette valeur définit l’opposition de la pièce au passage du courant électrique, comme un barrage installé à un point donné pour réguler le flux d’un cours d’eau. La raison pour s’opposer à la libre circulation d’un courant est simple : chaque réceptacle (lampe, fers, bouloirs, sèche-cheveux) nécessite une intensité déterminée pour pouvoir fonctionner correctement selon son usage. Ainsi, on applique une résistance dans un circuit en série pour deux raisons :

Pour protéger un circuit

Si dans un dipôle normal (un circuit fermé relié à un générateur qui possède une borne positive et négative), aucune résistance n’est installée, le récepteur d’électricité subit une intensité non convertie (sans dosage) relative à la puissance de la batterie et risque d’être endommagé (explosion, coupure,…). C’est en ce sens que les petits circuits sur les appareils électroniques sont protégés par une résistance qui s’occupe de gérer le flux en n’autorisant que la petite partie demandée par l’appareil.

Pour convertir une charge électrique en énergie thermique

C’est là tout l’intérêt d’une résistance ! Lorsque la puissance d’un courant passe par une opposition à faible valeur, celle-ci le transforme en chaleur. Ce qui confère habituellement le nom de résistance à l’objet et non à la grandeur (four à résistance électrique, résistance des sèche-cheveux, fers électriques à résistance…). Cependant cette fonctionnalité peut profiter dans les deux sens, c’est-à-dire qu’on peut également employer la résistance pour dissiper la chaleur par l’utilisation d’une opposition à forte valeur.

Application à la cigarette électronique

Tous les accessoires de vape possèdent une résistance pour une raison simple, elle s’occupe de chauffer le liquide.

Si on fait référence au petit circuit électrique de l’appareil, voici comment ça marche : la solution à vaporiser est confinée dans un réservoir qui peut être visible ou pas (atomiseur ou clearomiseur) ; quand on actionne le switch (le bouton d’activation), la batterie commence à faire circuler le courant par la base qui le relie à la résistance. C’est à ce moment que par application de la théorie d’opposition, cette dernière chauffe et vaporise l’e-liquide selon sa valeur en ohm.

Le jeu de bricolage repose ainsi sur cette valeur qu’on peut augmenter pour dissiper la chaleur et obtenir une faible quantité de vapes, ou au contraire abaisser pour une chauffe rapide et intense.

Comment en profiter ?

On a beaucoup d’avantages par rapport aux produits des générations passées. Aujourd’hui on a le choix de choisir entre un atomiseur à haute ou basse résistance, à simple ou double coil et bien d’autres.

On peut dorénavant acheter séparément la tête des atomiseurs si on veut simplement changer les effets de chauffe, qui sont d’ailleurs vendus en grande variété.

Pour les âmes bricoleuses, la vertu de la résistance se trouve dans la confection artisanale, prodiguant une plus grande liberté à l’inspiration. Beaucoup d’opportunités s’offrent à ceux et celles qui recherchent une sensation particulière et unique de la vape en tricotant (ce n’est pas une blague pour les twisted!) l’environnement de la résistance.

Tout est possible selon vos envies

Il y a plusieurs manières de faire sa propre fumée, mais deux manipulations sont possibles.

D’une part, on peut rechercher des saveurs en confectionnant son propre liquide. Le DIY d’e-liquide est une notion qui n’est plus nouvelle chez les vapoteurs et les possibilités sont infinies grâce aux amalgames des ingrédients (base, arôme, nicotine, alcool…).

D’autre part, on peut construire sa résistance à partir d’accessoires facile à trouver (outils et matériels). L’important c’est de pouvoir effectuer un paramétrage précis en connaissant ce qu’on doit bricoler ou pas. Pour ce qui est des possibilités, vous pouvez : contrôler la résistivité en changeant la nature et la forme du fil, son emplacement et sa position ainsi qu’en posant une nouvelle mèche.

Doit-on acheter ou reconstruire sa résistance ?

Aucune de ces deux alternatives n’est bête, c’est l’envie et la possibilité du vapoteur qui en décidera.

Il est envisageable que les gens achètent un produit fini pour des raisons valables. Si nous prenons exemple des personnes qui n’ont pas le temps ni la patience, il n’y a aucune utilité à s’aventurer dans le reconstructible. Par ailleurs, les passionnés opteront pour le bricolage pour plusieurs motifs :

Le problème du prêt-à-porter c’est d’abord sa destination. La résistance est la pièce la plus vendue en matière de vape, et cela, à cause de sa détérioration rapide. Le résistif d’usage dure environ deux à trois semaines avant de s’encrasser. Bien évidemment, il existe des dispositifs plus coriaces à base de matériaux repensés comme les alliages d’inox et de kanthal ou encore avec une installation plus poussée (montage en Clapton, twisted, parallèle,…), mais à un prix faramineux.

À part la longévité et l’économie, c’est le plaisir de constituer son appareil qui est fun. Qui ne s’est jamais vanté d’avoir réussi son premier coil ? D’avoir mis son empreinte dans le rendu de sa vape et de dire que c’est un produit unique?

Les exemples qu’on retrouve sur YouTube sur les mods et les concours, ainsi que les divers forums témoignent de cette satisfaction. La possibilité de faire cela à volonté en fait une histoire de passion plus qu’une histoire de comparaison.

Je veux bricoler ma résistance ! Par où commencer ?

Utilisez les outils correspondants

Oubliez tout de suite les aiguilles, les clés à molette ou le scotch et ne faites surtout pas cela sur votre lit ou dans votre salle de bain ! Ce travail d’artisan nécessite une bonne organisation sur une table, avec une bonne luminosité et surtout avec de bons outils. L’espace et la commodité des organes d’une cigarette électronique ne permettent pas une grande liberté de gestes. Pour cela, prémunissez-vous du bon outillage :

       ● Utilisez des pinces de précisions pour couper les fils résistifs. La matière (alliage, cuivrée…) dépendra de la nature métallique de la résistance qu’elle soit en fer, en kanthal, en inox,… afin d’éviter les fausses coupes. La forme de la pince doit aussi être proportionnelle à la position de votre coil (simple ou double, haute ou basse). Une pince en céramique sera nécessaire pour resserrer le fil une fois enroulé pour bien distribuer la chaleur.

       ● Utilisez des tournevis adaptés aux diamètres des microcoils. Cet outil fait double usage dans la construction. Tout d’abord, on l’utilise pour dévisser et à resserrer les vis qui tiennent la résistance, ceux-ci sont d’habitude cruciformes. Ensuite, il servira de gabarit pour le diamètre des spires. Pour plus de précision, vous pouvez cependant utiliser des tiges spécialement conçues pour régler cette taille, sachant qu’un micromètre de trop change énormément de choses dans un tel système. L’épaisseur habituelle des fils varie de 1.5 à 2.5 mm au grand maximum.

       ● Utilisez des ciseaux précis. Les ciseaux seront utiles pour la découpe de la fibre. Ne faites pas appel à l’adresse de vos mains pour déchirer la fibre sauf pour le coton. Le rembourrage de la résistance doit être minutieux et si jamais votre découpe est ratée, il sera très difficile de l’introduire.

       ● L’ohmmètre : cet appareil de mesure de la résistance est crucial ! La valeur R exprimée en ohm doit être précise et appliquée sans a priori afin d’aboutir à un résultat positif. L’usage d’un multimètre peut le remplacer, mais il est conseillé de vous en procurer un si vous bricolez souvent.

Il existe par ailleurs des outils prédéfinis, conçus expressément pour la reconstruction de coils. Si vous sentez le désir de devenir un expert en la matière, retrouvez chez les vendeurs les trousseaux à accessoires de montage complet contenant des kits de pinces, de ciseaux, de tournevis et toute sorte d’artillerie.

Choisir les matériaux

C’est ici que tout se joue. Le choix des éléments installés est aussi important que le montage. Chaque personnalisation dépend de l’adaptation des nouveaux organes au réglage recherché.

Le fil résistif qui convient

Plate, ronde, polygone,… le fil peut revêtir plusieurs formes qui correspondent à un effet différent chacune des autres. Ce qui importe c’est la propriété qu’il renferme qui offrira une réaction différente à la chauffe. Il existe actuellement plusieurs types :

Le Kanthal : le plus standard

On le retrouve quasiment partout, souple et malléable, le kanthal est le plus utilisé des fils résistifs. Il possède une propriété controversée par sa faible résistance, mais qui met beaucoup de temps à chauffer. Cette aptitude à atteindre une température extrême à exécution latente, qu’on surnomme aussi « effet diesel » (puissant mais pas rapide) est un compromis très prisé par le vapoteur expérimenté qui recherche le goût et la sensation avant tout. Il est généralement monté en diamètre de 0.3 mm et 0.5 mm, en deçà il ne brûle rien et au-delà préparez-vous à remplir rapidement votre réservoir.

Le Nickel : du lourd et encore du lourd !

Préféré des extrémistes, le nickel est utilisé pour les amateurs du « power vaping » . Son principe est simple : Chauffer rapidement et chauffer très fort ! Sa résistivité est très basse, qui lui permet d’assimiler et de recracher l’intensité du courant à une vitesse très élevée, excellente pour les professionnels du « subhom » .

L’Inox : Douce et puissante

Il fait partie des plus anciens fils résistifs qui existent. Ce n’est pas par sa propriété qu’il brille mais plutôt par sa souplesse. L’inox présente des effets similaires au Kanthal mais il est moins contrôlable puisqu’il peut être très expressif (chauffe trop rapidement) et cause des dégâts si on ne fait pas attention. Cependant, il gagne des points par sa malléabilité, très souple, c’est le fil idéal pour les petits espaces en quête de puissance.

Le Nichrome : Indémodable

Très ancien, c’est un fil très résistant et très docile qui ne nécessite pas beaucoup de précautions. Il a une résistivité assez élevée et rigide qui a tendance à laisser couler le liquide (marquer un goût âcre), ce qui ne le place plus parmi les plus utilisés de nos jours. Il est préférable de monter du nichrome lorsqu’on choisit la longévité au détriment de la qualité.

Comment choisir sa fibre ?

La fibre est le matériau qui stocke (comme un second réservoir, mais à très court terme) le liquide de vape. Rembourré ou enroulé autour de la résistance, c’est sur elle que la transformation à l’état gazeux va se faire. Anciennement négligée, le choix de la bonne fibre est devenu un critère indispensable du reconstructible. Nous citerons ici les plus connues et les plus utilisées :

Le débat coton /fibre

Naturel, le coton est utilisé pour sa facilité au montage. Très sain, il ne contient pas de substance nocive, mais sa disparité peut parfois gêner la vape à partir d’un bon nombre d’inspiration (on se plaint spécialement de son usure après simplement une ou deux utilisations).De son côté, la fibre, qui est un produit industriel, un peu chimique, est également très pratique. Et on le trouve partout pour faire un coil rapide sans difficulté.

Dans le monde de la vape, on utilise fréquemment : Le coton hydrophobe à usage médical, le PUFF( coton japonais) qui protège un peu plus des impuretés, le Fiber Freaks qui est très célèbre pour les cigarettes électroniques mais qui n’est pas très facile à manipuler, à l’opposé de son principal rival le « coton bacon » qui n’a presque pas de défaut, et bien d’autres (wicker best, kendo ,…)

En somme, le débat repose encore une fois sur le goût et la praticité. Le coton, qui nettoie et rince bien est moins cher, facile à monter, mais s’use trop vite et a tendance à procurer une vapeur désagréable et sec. La fibre au contraire est très pratique, facile à découper, tient très longtemps (supporte la brûlure par sa structure plus dense) mais ne reflète pas naturellement le goût du liquide.

Comment réussir son coil avec les bons paramètres?

Si vous avez tout assimilé au niveau du principe et des outils qu’il faut, il ne vous reste plus qu’à faire le calcul de votre personnalisation et apprendre à manipuler en fonction du résultat escompté.

Plutôt fan de goût ou de sensation?

Il existe deux façons de rendre unique une vape, soit par la confection de l’e-liquide, soit par le trucage de la résistance. Ces deux opérations sont très différentes, mais pas indépendantes. Pour vous mettre dans le bain, faire son DIY c’est comme faire la cuisine, il ne suffit pas de mélanger le tout sans consignes. Dans ce cas, vous aurez bien un plat unique, mais au goût pas très alléchant. C’est exactement ce qui se passe avec la vape. On vous explique !

Supposons que vous voulez faire un super gâteau. Vous ne voulez pas vous en acheter chez le pâtissier, vous préfèreriez le faire vous-même. Pour ce faire, vous aurez besoin des outils adéquats (la batteuse, le four, les doseurs…) ainsi que des ingrédients (les oeufs, le beurre et tout le reste). Ce qu’il vous faut faire ensuite c’est suivre les consignes de la recette : que mélanger avec quoi ? Quelle dose de sucre ? Vient enfin le temps de la cuisson : combien de temps doit-on cuire? La cuisson nécessite-t-elle un préchauffage du four ? Préférer un fondant ou un moelleux… ? Eh bien, dites-vous tout simplement que les outils c’est votre e-cigarette, les ingrédients sont les éléments de votre liquide (base, arômes, additifs…) et votre four c’est la résistance ! Et chaque fois que vous voulez faire votre propre vape, vous devriez remplir ces conditions.

Comment préparer son cuiseur ?

L’essentiel c’est de trouver les commandes et appliquer les principes. Les plus importantes sont les ACCUS, la loi d’ohm et la température. Ici, ce n’est plus la peine de comprendre ce qu’est une résistance ou comment ça marche, vous avez juste besoin de savoir ce qui se passe quand on la manipule. Suivant la formule U = R x I (qu’on a pas retenir par coeur), on peut conclure que le coefficient de résistance influe sur l’intensité et le potentiel d’un courant électrique. Et qu’en aménageant la formule on peut obtenir I=U/R. Ce qui veut tout simplement dire que plus la résistance est grande (la valeur mais pas la taille), moins le courant sera alimenté et arrivera en faible puissance et vice versa. Donc si vous préférez les vapes agressives qui chauffent rapidement, songez à installer une résistance faible. Par contre, si votre préférence tend vers la douceur, montez une haute résistance.

NB : Il faut faire une nuance sur les rapports concernant la hauteur et la faiblesse ainsi que la grandeur et la petitesse d’une résistance. Les premiers concernent la valeur en tant que grandeur physique calculée en ohm et les seconds se rapportent à sa taille physique. Pour ne pas confondre, raisonnez comme suit : pour une chauffe rapide et puissante, j’installe une grosse (taille) résistance(le diamètre et le nombre de spires) qui engendrera une faible (valeur) résistance. Et que pour une chauffe plus lente et moins virulente, réduisez la taille et augmentez la valeur.

Certaines générations d’atomiseurs sont toutefois équipées de « mods » électroniques. Ce sont des réglages des ACCUS (les valeurs électriques) qui ne nécessitent pas un bricolage de la résistance, et qui sont incorporés dans l’e-cigarette. Si votre accessoire ne bénéficie pas de ce système, alors vous êtes en mode mécanique et l’ohmmètre sera votre seul guide pour vérifier la valeur de la résistance.

Pour illustrer un exemple de vape mécanique, prenons par exemple un atomiseur simple mono-coil avec une seule résistance et un réservoir distinct. Le calcul de l’intensité devra se faire manuellement en suivant la formule. Pour un réglage puissant, on choisira un fil résistif très conducteur comme l’inox. Puisqu’il n’y a qu’un seul coil, sa surface doit être vaste, raison de plus pour monter une grosse résistance tortillée en 7 voire 10 spires (s’il y a de la place) de 2.5mm de diamètre. Le reste se limite à faire le calcul, combien de volts la batterie dispose-t-elle (tension) et quelle intensité délivre-t-elle ? Ces paramètres seront dosés manuellement à partir de l’ohmmètre, la résistance sera adéquate lorsqu’il y aura des valeurs de part et d’autre (déséquilibrées mais jamais nulles surtout pour la résistance) de la loi d’ohm (U=R.I) et le tour est joué. Ce calcul est important dans le sens où votre résistance doit se limiter à une certaine limite pour éviter de court-circuiter le système de l’e-cigarette. C’est pour cette raison d’ailleurs qu’il ne faut pas entrer en mod méca si on n’est novice dans le domaine des ACCUS.

Le montage de la résistance

C’est peut-être la tâche la plus excitante de la reconstruction de coils. Il y a de la précision, du calcul, des essais à faire et cela procure une belle fierté lorsqu’on a fini. Les expériences démontrent que les diverses types de montages varient le comportement de la résistance, et qu’ils peuvent partir d’un simple bidouillage au travail d’orfèvre. Les simples et double coils sont les plus connus, il suffit de s’appliquer à enrouler les fils autour des tiges et de faire des spires à résistance déterminée. Ce ne sont que des modes d’emplacement qui vise une plus faible ou une plus forte résistance. Les autres genres les plus répandues sont :

Le montage en parallèle ou parallel-coil :

C’est un montage qui se veut être une alternative au double coil mais qui prend peu d’espace. Pour le faire, il faut utiliser 2 fils résistifs pour le même résultat. On peut même aller jusqu’à quatre (quad coil) mais cela dépend de la valeur de l’intensité de l’accu puisqu’on installe un gros coil avec une grande surface de chauffe à très basse résistance ou subohm. Pour l’appliquer, il n’y pas grand-chose à faire : vous prenez un ou deux fils et vous le pliez en deux, enroulez le sur le tournevis ou sur une tige diamétralement précisée entre 1.5 mm et 2 mm jusqu’à obtenir un gros coil de 14 ou 16 spires (2 fils parallèles fois 8). Montez-le et vérifier avec votre ohmmètre sa résistivité, si l’appareil affiche un chiffre positif, c’est que c’est bon. Attendez-vous à ce que le chauffage mette du temps puisque ce genre de montage ne doit être effectué qu’avec du kanthal ou du nichrome sinon, il y a explosion directe !

Le montage en twist :

 

Ici, c’est à peu près la même technique, mais avec une plus grande surface de chauffe et des interstices pour conserver le liquide. Le montage en twist nécessite également 2 fils qui, au lieu d’être enroulés côte à côte, seront tressés en utilisant une tige ou un tournevis pour fixer les extrémités.
Lorsque la tresse atteindra le bout des deux fils, coincez celui-ci dans l’axe des visseuses. L’objectif étant d’avoir un bon coefficient de chauffe avec une faible résistance. Le fil correspondant est toujours du kanthal A1 de 1.5mm ,2 mm ou 2.5 mm, ne dépassant pas 8 tours (limite de résistivité à 0.28 ohms).

Le montage fused :

C’est un système très intéressant qui engage 2 fils résistifs de nature différente, comme du kanthal associé à du nichrome. Le but est d’obtenir un rendement équitable entre la vitesse de chauffe et la température. Le fused se tortille également mais en diagonale ou en Clapton. L’avantage de cette association c’est la durée de vie du coil qui peut aller de semaines en mois. Sa longévité repose sur sa chauffe lente et progressive ainsi que sa température limitée (surtout si on emploie des fils à forte résistance). Les diamètres varient de 1.5 mm à 2 mm. Il faut veiller à ce que les fils ne soient pas trop résistants sinon l’effet diesel (la latence du coil à s’échauffer) peut entraver la chauffe.

Précautions et Consignes d’usage des atomiseurs reconstructibles

Malgré les articles et les aides qu’on trouve partout, on peut toujours rencontrer un problème d’inattention avec la multitude des paramètres qu’il faut prendre en compte. Parfois, même l’expérimenté rencontre des soucis et des incidents difficiles à résoudre. C’est en ce sens qu’une sorte de check-list, une logique doit être dressée pour les bidouillages du reconstructible.

Pour commencer, il faut prendre en compte les risques. Les dangers du reconstructible sont aux pires matériels pour le mod électro, et c’est quand même dommage de vouloir améliorer son coil et de finir par en acheter un neuf pour de petites erreurs de manipulation. Pour les méca, il faut redoubler de vigilance puisqu’une explosion due à une trop forte intensité peut faire éclater votre appareil et risque de blesser quelqu’un surtout quand on reconstruit une résistance, où on touche à des organes fragiles et minuscules très volatiles. Pendant l’opération, il faut porter attention aux symptômes comme les fuites, les points chauds (qui ne signifient jamais rien de bon), le court-circuit, ou encore les dry –hit (le canal qui relie le liquide à la mèche est obstrué alors que la résistance chauffe à fond).

Ensuite, il faut vérifier et revérifier les installations avant de les refermer ou de mettre en marche l’accessoire. Le point le plus essentiel est toujours le circuit électrique. L’ambition de vouloir en faire trop trompe souvent les modeurs mécaniques, qui leur font oublier les limites imposées par les constructeurs (Il faut s’assurer que la résistance installée convienne à la programmation des accus).

Dans la recherche de la bonne configuration de chauffe, on est invité à retoucher plusieurs fois le coil afin d’atteindre la valeur idéale. Pour cela, revérifiez plusieurs fois votre ohmmètre avant de refermer le couvercle. Vissez bien les axes sur lesquels sont fixés les bouts du fil résistif avant de placer l’appareil sur les pôles. Resserrez à l’aide d’une pince en céramique les spires de vos montages, car si au moment où vous les avez testés, elles rendaient la bonne valeur, elles peuvent dévier les unes des autres et perdre de la surface de chauffe, qui malheureusement vous obligera à tout recommencer.

Enfin, assurez-vous que le matériau que vous employez soit adapté au liquide que vous voulez vaper. Dosez bien vos configurations à l’image du résultat que vous aspirez à atteindre, c’est-à-dire qu’il faut prendre en compte l’aspect du liquide comme celui de la résistance en synergie sans avoir besoin de pousser les deux jusqu’aux extrêmes possibilités.

 

C’est tout ! Vous êtes maintenant prêts à disputer votre premier match dans la cour des grands.
Profitez alors de cette sensation de travail bien effectué avec passion et panache lorsque vous aurez effectué votre premier coil ! Explorez de nouvelles possibilités pour devenir un vrai maître du reconstructible.

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